Le Journal du Real
·10 avril 2026
Les trois raisons pour le Real Madrid de se méfier de Girona

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·10 avril 2026

Dans un Bernabéu qui a vécu une semaine compliquée, Girona peut amener une tempête qui serait dévastatrice pour le Real Madrid. Ce vendredi, les deux équipes ouvrent le bal de la 31e journée de LaLiga dans ce qui pourrait être le chapitre final de la course au titre. Avec déjà 7 points de retard sur le Barça, les hommes d'Alvaro Arbeloa n'ont aucune autre alternative que de gagner alors que leurs adversaires du jour n'ont plus rien à gagner en cette fin de saison.
À première vue, Girona ne ressemble plus à l’équipe euphorique qui avait bousculé la hiérarchie espagnole il y a 2 ans. Les Catalans ne sont que 12ᵉ avec 37 points après 30 journées, avec 9 victoires, 10 nuls, 11 défaites, 32 buts marqués et 44 encaissés. Dit comme ça, le tableau paraît assez banal, presque celui d’un club qui n’a plus grand-chose à jouer.
Sauf que ce classement ne résume pas vraiment leur profil. Girona a pris un point contre le Real Madrid à l’aller, a battu le Barça 2-1 à Montilivi en février, puis ne s’est incliné que 2-1 en Catalogne en octobre sur un but de Ronald Araujo à la 90e minute.
L’Atlético, lui, est l’un des rares cadors à avoir franchement maîtrisé son sujet contre les hommes de Míchel avec un 3-0 en décembre. Alors, certes, Girona n’a plus la régularité d’un candidat européen, mais garde tout de même cette capacité à faire dérailler un match face à une équipe supérieure en restant en vie assez longtemps.
Ce qui rend le rendez-vous plus piégeux qu’il n’en a l’air, c’est aussi le moment de la saison. Depuis le 8 février, Girona a pris 14 points sur 24 en Liga. Sur cette séquence, les Catalans ont battu Barcelone, l’Athletic Club et Villarreal, tout en allant chercher des nuls à Séville et à Alavés. Il y a encore des trous d’air, bien sûr, mais cette équipe n’est plus à la dérive.
Même dans une saison moins flamboyante, l’équipe de Míchel continue de partir de derrière, de donner beaucoup de responsabilités à ses joueurs de relance et de chercher des circuits assez propres avant d’accélérer. Ce n’est pas le portrait d’un bloc qui ne fait que défendre, mais bien celui d’une équipe qui essaie encore d’ordonner ses sorties de balle.
Devant, le danger est plus réparti qu’on ne l’imagine. Vladyslav Vanat est le meilleur buteur du groupe avec 9 réalisations. Cependant, le buteur ukrainien est sorti sur blessure le week-end dernier et devrait être absent jusqu’à la fin de la saison selon Mundo Deportivo. Viktor Tsygankov en est, lui, à 5 buts et 4 passes décisives, tandis qu’Azzedine Ounahi a déjà inscrit 4 buts. Preuve que Girona ne dépend pas d’un seul homme.
Girona sait que les Madrilènes sont dans une situation délicate. Alors si les Merengues pressent haut sans efficacité, Girona pourra ressortir et attaquer les côtés laissés libres. Si les hommes d’Arbeloa choisissent au contraire de moins s’exposer pour garder du jus avant Munich, les Catalans auront le temps d’installer leurs séquences et de donner du rythme à des joueurs comme Blind, Arnau, Ounahi ou Tsygankov.
Ce n’est pas une équipe qui écrase ses adversaires, mais c’est une équipe qui sait très bien les forcer à défendre dans des zones qu’ils n’avaient pas prévues. Cette lecture est appuyée par la structure de leurs leaders, plutôt amis avec le ballon, et par ce qu’a montré le match aller.
Le 1-1 de novembre n’était pas un simple faux pas madrilène. C’était un match où Girona avait vraiment posé ses problèmes. Les Catalans avaient ouvert le score juste avant la pause par Ounahi, servi par Tsygankov. Avant cela, Tsygankov avait déjà obligé Courtois à intervenir, Bryan Gil avait mené une transition dangereuse et Girona avait réussi à faire reculer le Real Madrid sur plusieurs actions rapides. La Maison Blanche avait bien cru ouvrir le score par Mbappé, mais le but avait été annulé par la VAR pour une main, avant que l’égalisation n’arrive finalement sur penalty à la 67e minute.
Girona n’a pas besoin d’avoir trente situations pour faire douter son adversaire. Il suffit souvent d’un bon quart d’heure, d’une sortie propre et de deux ou trois attaques menées juste. Et c’est exactement le genre de scénario qui peut gêner un groupe madrilène encore marqué par son inefficacité récente.
Contre le Bayern, les Madrilènes ont fini très fort mais se sont heurtés à Neuer, élu homme du match après plusieurs arrêts décisifs. Retomber dans ce mélange d’imprécision dans les deux surfaces serait suicidaire. Girona a déjà prouvé savoir s’y engouffrer.
Le piège, au fond, est là. Sur le papier, Girona n’a ni le classement, ni la puissance du Bayern, ni même la régularité du Barça ou de l’Atlético. Mais dans le contenu, c’est un adversaire qui oblige à défendre sérieusement, à bien fermer les demi-espaces et à ne pas gâcher ses temps forts. Pour un Real Madrid obligé de gagner pour continuer à croire à la Liga, tout en ayant déjà la tête un peu tournée vers l’Allianz Arena, le piège peut être fatal.
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