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·12 mai 2026

Les une-deux de la finale

Image de l'article :Les une-deux de la finale
  1. Le ballon rond s'invite au Palais Bourbon. Interpellé par un député de la Somme, s'indignant de la virilité excessive dont les Nîmois avaient fait preuve, le 4 mai, avec la mansuétude du corps arbitral, le secrétaire d'État à la jeunesse et au Sport, Pierre Mazeaud, rappellera que "le gouvernement déplore la violence sur les stades ainsi que les incidents du match ASSE - Nîmes qui ont provoqué l'indisponibilité de deux Stéphanois. Il appartiendra à la Fédération de prendre les décisions qui s'imposent." 
  1. La presse britannique pas convaincue par les Bavarois. Au lendemain de la finale, le Daily Mail titre : "La Coupe du Bayern : un larcin". Quant au Sun, "Un Bayern vole la Coupe", éloquent, barre sa "une".
  1. Les poteaux carrés : malédiction et légende. Cette barre transversale, sur laquelle les ambitions stéphanoises sont venues se fracasser, a fait couler beaucoup d'encre et de larmes. Mais au fait, que dit le règlement ? La taille des poteaux : 13 centimètres de côté ou de diamètre. En revanche, rien n'impose qu'ils soient ronds.
  1. Le Peuple Vert fond sur Glasgow. On estime à quelque 25 000 fans verts ayant rallié l'Ecosse. Un véritable raz-de-marée populaire et bon enfant. En trains, bateaux, voitures ou avions : outre les lignes régulières desservant Glasgow, 110 avions seront spécialement affrétés pour l'occasion.
  1. Des messages d'encouragement. Les Verts en recevront des centaines. De Valéry Giscard d'Estaing, le président de la République, en passant par la veuve de Vladimir Durkovic, tragiquement disparu en Suisse, tué par un policier en 1972 ou celui de Karel Finek, ancien gardien international tchèque de l'ASSE dans les années 50, désormais entraîneur en Allemagne.
  1. Peur sur la ville. Un appel anonyme a mis la police écossaise en alerte maximale. Des activistes allemands - la bande à Baader est suspectée - envisageraient de commettre un attentat à l'occasion de la finale afin de venger la mort de l'anarchiste Ulrike Meinhof, retrouvée pendue dans sa cellule de la prison de Stuttgart. Fort heureusement, cette menace demeurera sans lendemain.  
  1. Première à Glasgow. Jusqu'alors, les finales, n'ayant pas livré de verdict à l'issue du temps réglementaire et d'éventuelles prolongations, étaient rejouées. Cela avait été le cas, deux ans auparavant : le Bayern, tenu en échec par l'Atletico Madrid (1-1), l'avait emporté lors du remake, à Bruxelles (4-0). Une décision prise en juillet 1975 par l'UEFA avait changé la donne. Désormais pour cette 21eme édition de la Coupe d'Europe des Clubs Champions, on aurait recours à la séance de tirs au but afin déterminer le vainqueur. 
  1. Les Verts en héros. Leur cote de popularité avait atteint des sommets dans l'Hexagone. Seuls, selon "L'Équipe", les immenses champions, Georges Carpentier et Marcel Cerdan, boxeurs exceptionnels, avaient suscité un tel engouement et un tel élan, unanime, de sympathie.
  1. Les Stones avec le Bayern ! Les hôtels ayant été pris d'assaut à Glasgow par les supporters stéphanois, les Rolling Stones, qui enregistrent leur nouvel opus, sont contraints, themselves, de revoir leurs plans. Ils devront séjourner à 44 miles de Glasgow. Ils descendront dans un hôtel également occupé par... le Bayern de Munich. Sur le parking, trônent leurs six Rolls Royce aux côtés des trois bus noirs de la délégation allemande.
  1. Un ancien joueur au sifflet. La finale 1976 a été arbitrée par un ancien joueur. En l'occurrence, Karoly Palotai. Milieu offensif, il a été notamment champion de Hongrie 1963, et champion olympique 1964, à Tokyo, aux dépens de la Tchécoslovaquie (2-1).
  1. Le maillot le plus vendu ? Le numéro 8, celui porté par le capitaine, le patron de cette équipe et maître ès-coups-francs, Jean Michel Larqué.
  1. Un nouveau supporter ! Quelques jours avant la finale, Robert Herbin, grand amateur de chiens, a fait l'acquisition d'un cocker. Son nom : Glasgow !
  1. La TV en mode événement. La finale est diffusée en direct et en noire et blanc sur TF1. Antenne 2 lui emboîtera le pas, de fait en différé, en couleurs. Trente-trois pays retransmettent le match en direct, avec force ralentis : une nouveauté technologique.
  1. Battus mais honorés. Injustement défaits sans doute, les Stéphanois descendront, le 13 mai, les Champs-Élysées en héros, avant d'être reçus à l'Élysée. Puis d'être chaleureusement applaudis et remerciés par 20 000 fans dans le Chaudron où se produisit notamment, ce jour-là, Eddy Mitchell. 
  1. Retour au championnat. Le 16 mai, l'ASSE, en quête d'un nouveau titre de champion de France, retrouvait le championnat, à Sochaux. Si Patrick Revelli ouvrit le score d'une tête plongeante, les Doubistes égalisèrent grâce à... Léon Maier, homonyme de Sepp, l'immense gardien bavarois escorté d'une désespérante baraka à Glasgow (1-1).
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