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·7 juin 2026

LFP : Vincent Labrune essuie les critiques et défend son bilan

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En déplacement à Ajaccio ce samedi dans le cadre de l’Assemblée fédérale de la Fédération Française de Football (FFF), Vincent Labrune a défendu son bilan.

En déplacement à Ajaccio ce samedi dans le cadre de l’Assemblée fédérale de la Fédération Française de Football (FFF), Vincent Labrune a profité de son intervention pour dresser un bilan qu’il estime positif de son mandat à la tête de la LFP. Malgré les difficultés rencontrées autour du dossier des droits télévisés, le dirigeant a insisté sur les résultats sportifs et l’attractivité croissante des compétitions françaises. Comme le souligne L'Équipe, il a notamment mis en avant les records d’affluence enregistrés dans les stades et la compétitivité des championnats. "Sportivement, au risque d'en surprendre certains, le football professionnel français se porte très bien, a-t-il lancé. On a eu deux saisons haletantes en L1 et en L2, des records d'affluence pour la troisième année consécutive. Bravo notamment au PSG pour son titre et à Lens qui l'a embêté jusqu'à la fin de la saison. Tout cela a montré la résilience de nos clubs dans une période économique compliquée."


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Le président de la Ligue a également salué les performances européennes des clubs français, qu’il considère comme la preuve du dynamisme actuel du football hexagonal. "Bravo à Strasbourg, qui a été en demi-finales de Coupe d'Europe, et au PSG. Avec les deux victoires parisiennes en douze mois, la France a remporté plus de Ligues des champions qu'en 70 ans."

Labrune parle des droits TV

Revenant ensuite sur l’épineux sujet des droits TV, Vincent Labrune a expliqué que les difficultés actuelles trouvent leur origine dans la rupture avec Canal+ après l’épisode Mediapro. Selon lui, l’absence de véritable concurrence sur le marché pénalise fortement les négociations. "Cela date d'une rupture avec le groupe Canal+ à la suite de l'attribution des droits à Mediapro, a-t-il expliqué. On est dans un marché sans concurrence. On a recruté Nicolas de Tavernost. Il s'est lui aussi cassé les dents dans la relation avec notre partenaire historique (Canal+), mais il a fait quelque chose de fantastique en créant en un temps record la plateforme Ligue 1+, qui est un succès éditorial et aide l'image du football professionnel. On a 1,1 million d'abonnés. On aurait espéré en avoir un peu plus, mais ce sera le cas la saison prochaine, car on aura l'intégralité et l'exclusivité des rencontres."

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Le patron de la LFP s’est montré beaucoup plus offensif lorsqu’il a abordé le projet de réforme du football français actuellement en discussion. Estimant que le texte s’est progressivement éloigné de ses objectifs initiaux, il a dénoncé plusieurs dispositions jugées préjudiciables pour les clubs professionnels. "Au niveau politique, la LFP a pris le parti d'accompagner de façon coopérative et bienveillante cette réforme. Mais de fil en aiguille, le texte s'est complètement éloigné des objectifs initiaux. Aujourd'hui, en l'état, il n'est pas acceptable pour la totalité des clubs professionnels. Au passage, c'est un texte qui prévoit la présence des supporters dans les instances. Comme le dit le président Diallo (de la FFF), on ne sait pas de quels supporters on parle. Si ce sont ceux qui cassent tout dans les tribunes ou qui insultent les gens et que l'on condamne avec la LFP, c'est assez étonnant de leur donner des places au sein de nos instances. C'est comme si les casseurs du 1er mai dans Paris, on les invitait ensuite (le 14 juillet) à la Garden-Party de l'Élysée."

Pour conclure, Vincent Labrune a mis en garde contre les conséquences économiques et stratégiques que pourrait avoir cette réforme, notamment sur la commercialisation des droits audiovisuels et les ressources financières du football professionnel. Il a également évoqué les deux scénarios possibles pour la suite du processus législatif : "Cela nous fragilise pour discuter par exemple avec les plateformes américaines pour la vente de nos droits. Et au niveau financier, on nous enlève pratiquement nos seules ressources, les paris sportifs, pour les transférer à la Fédération. Maintenant, il y a deux solutions, soit le texte va devant l'Assemblée et le football professionnel ira uni avec la Fédération se battre pied à pied pour l'amender et le rendre un peu plus convenable. Soit il n'est pas inscrit et ce ne sera pas la fin du monde. On travaillera à la rentrée sur un projet de réforme alternatif."

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