Lucarne Opposée
·16 janvier 2026
Liban : enfin la délivrance

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·16 janvier 2026

Il en a fallu du temps, mais la sentence est enfin tombée : le Monténégrin Miodrag Radulović est démis de ses fonctions d’entraîneur de l’équipe nationale après des mois de calvaire.
Radulović avait pour la première fois pris la tête du Liban en 2015 et avait qualifié l’équipe pour la Coupe d’Asie 2019 où il n’avait pas été ridicule. Une assise tactique et défensive intéressante, quoique minorée par une animation offensive un peu timorée. Il faut dire qu’il disposait d’un groupe de qualité magnifié par Ali Hamam, Mehdi Khalil ou encore Hassan Maatouk. Son contrat s’achevant après le tournoi, il avait entamé des pérégrinations au Myanmar, en Iran et dans son Monténégro natal.
Il reprend le Liban en 2023, mais son deuxième mandat sera aux antipodes du premier. Sa deuxième Coupe d’Asie a été une torture permanente, où le Liban n’a jamais eu les armes pour lutter contre la Chine, le Qatar ou le Tadjikistan. Dépassé, jouant constamment avec le frein à main, n’ayant aucun circuit de passe et sélectionnant des joueurs hors de forme au détriment de joueurs évoluant à l’étranger et en pleine possession de leurs moyens, il aura infligé aux supporters libanais des cauchemars de style. Même face à des modestes adversaires tel que le Bhoutan ou Brunei, le Liban n’a jamais vraiment convaincu.
La goutte d’eau en trop a été ce match de qualification pour la Coupe arabe face au Soudan où, menant 1-0 après que le Soudan a été réduit à dix, le Liban réussissait l’exploit de s’incliner 1-2. Les supporters libanais, militant depuis longtemps pour son départ, poussent la fédération à se séparer du Monténégrin. La sentence est irrévocable et Radulović est prié de faire ses valises en début d’année.
Maintenant, il convient de ne pas se tromper sur le nom de son successeur. Vu les finances exsangues de la fédération, il va falloir être malin. Il faudra surtout un entraîneur capable de mobiliser un groupe où de nouveaux talents émergent, car un rendez-vous crucial contre le Yémen se profile au mois de mars. Il ne faut qu’un point au Liban pour se qualifier à la Coupe d’Asie, mais vu la force de frappe offensive des Yéménites et la propension à défendre en reculant des Libanais, il est dur de rester optimiste.
Photo : Lintao Zhang/Getty Images









































