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·2 février 2026

Ligue 1 : le PSG est-il arbitré différemment ?

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Retour sur les décisions arbitrales litigieuses après la victoire du Paris Saint-Germain à Strasbourg (2-1) lors de la vingtième journée de la Ligue 1.

Au lendemain de la victoire du Paris Saint-Germain à Strasbourg (2-1) lors du dernier match de la vingtième journée de la saison 2025-2026 de la Ligue 1, marquée par plusieurs décisions litigieuses, une question récurrente s’impose : le club de la capitale fait-il l’objet d’un traitement arbitral spécifique ?


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L'utilisation de la VAR pose question

Le match à la Meinau a servi de cas d’école. À la 19e minute, l'arbitre Éric Wattellier est appelé pour une main de Marquinhos qui avait échappé à tout le monde en direct. Plus tard, à la 75e, c’est le cas Achraf Hakimi qui illustre le poids de l’image. À vitesse réelle, l’intervention du Marocain sur Panichelli ressemble à un duel impressionnant mais un carton jaune semble logique. C’est l’accentuation du ralenti, montrant la semelle sur le haut du pied, qui pousse finalement l’officiel à sortir le rouge.

Le paradoxe réside dans ce que la technologie choisit de ne pas voir. Comment la VAR, si prompte à signaler une main de Marquinhos, peut-elle ignorer la "manchette" de Guela Doué sur Bradley Barcola alors que l’attaquant, lancé en profondeur, filait seul au but ? Comment peut-elle rester muette sur la poussette subie par Joao Neves lors de l’égalisation strasbourgeoise ? Sur cette action, le milieu portugais est envoyé au sol par Guela Doué. S’il se relève immédiatement pour tenter de défendre, le déséquilibre initial permet au défenseur alsacien de prendre le temps d’avance nécessaire pour conclure. Cette absence de réaction sur des fautes manifestement subies par Paris crée un déséquilibre flagrant dans le jugement global de la rencontre.

Le piège de l'interprétation

Dans les colonnes de L’Équipe, l’ex-arbitre international Saïd Ennjimi pointe du doigt la complexité de la Loi 12 : "C’est devenu d’une complication absolue qui laisse la part belle à l’interprétation. Plus il y a d’interprétations, moins il y a d’harmonie." C’est ici que le bât blesse. Dans un football où la règle laisse une part croissante à l’interprétation, les séquences de jeu impliquant le champion en titre sont scrutées avec une rigueur qui semble parfois contraster avec la gestion des duels plus "physiques" imposés par ses adversaires. Ce décalage d'appréciation entre la précision technologique des mains ou des semelles et la lecture plus permissive des impacts dans le jeu courant finit par brouiller la lisibilité des décisions.

Une fin de série historique

L'expulsion d'Achraf Hakimi est pourtant un tournant statistique : le PSG a écopé de son premier carton rouge en Ligue 1 depuis le 31 mars 2024 (contre Marseille), mettant fin à une série de 60 matchs sans exclusion. Il s’agissait de la plus longue série du genre dans l’élite depuis l'AJ Auxerre entre 2010 et 2011 (65 matchs). Malgré tout, les joueurs du PSG et l'entraîneur Luis Enrique ont fait preuve de fair-play en ne parlant pas d'arbitrage après le match, préférant se concentrer sur la victoire.

Ce mercredi, la commission de discipline de la LFP devra trancher sur le cas Hakimi. Au-delà du verdict, c’est la cohérence globale de l’arbitrage qui est en jeu. Si la VAR continue d’être perçue comme un outil de sanction asymétrique plutôt que comme un garant de l’équité, le fossé continuera de se creuser, alimentant un sentiment d'incohérence préjudiciable à la clarté du championnat.

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