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·6 janvier 2026

Ligue 2 : Troyes au cœur d’une décision judiciaire majeure

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L’actualité judiciaire a rattrapé la Ligue 2 ce lundi, avec une décision très attendue concernant Edwin Pindi. Ancien directeur général de l’USL Dunkerque et aujourd’hui président de l’ESTAC Troyes, le dirigeant a été relaxé par le tribunal correctionnel de Dunkerque dans une affaire d’escroquerie en bande organisée. Une décision lourde de sens, dans un dossier où plusieurs anciens responsables nordistes ont, eux, été condamnés.

Les faits remontent à la période 2019-2022, lorsqu’Edwin Pindi occupait le poste de directeur général de l’USL Dunkerque. En pleine crise sanitaire, le club nordiste avait sollicité une subvention exceptionnelle de 820 000 euros auprès de la communauté urbaine de Dunkerque. L’enquête portait sur des soupçons de falsification de bilans financiers, présentés comme équilibrés afin d’obtenir ces aides publiques et de rassurer les instances de contrôle.


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À l’ouverture du procès, en octobre dernier, le parquet avait requis huit mois de prison avec sursis à l’encontre d’Edwin Pindi, estimant que sa position hiérarchique ne pouvait lui permettre d’ignorer les pratiques mises en place au sein du club. Le tribunal a finalement suivi une autre lecture du dossier. Les charges visant directement le dirigeant ont été abandonnées, conduisant à une relaxe complète, comme le rapporte La Voix du Nord.

Des condamnations lourdes pour les anciens dirigeants

Si Edwin Pindi sort blanchi de cette procédure, le jugement est en revanche sévère pour plusieurs anciens responsables de Dunkerque. L’ex-président du club, Jean-Pierre Scouarnec, a été condamné à quinze mois de prison avec sursis. Il a reconnu avoir organisé un système de fausses factures, pour un montant total estimé à 350 000 euros, dans le but de tromper la DNCG et de présenter des comptes artificiellement équilibrés.

D’autres acteurs du dossier ont également été sanctionnés. L’expert-comptable du club a écopé d’un an de prison avec sursis, tandis que l’ancien directeur administratif et financier a été condamné à huit mois avec sursis. Deux anciens actionnaires, relaxés pour blanchiment, ont malgré tout été reconnus coupables d’abus de biens sociaux. Le tribunal a ainsi distingué les responsabilités individuelles, pointant clairement les donneurs d’ordre.

Pindi mis hors de cause, Troyes observe

Aujourd’hui président de l’ESTAC Troyes, Edwin Pindi voit cette décision judiciaire lever un poids important. Son nom était régulièrement associé à cette affaire depuis plusieurs mois.

Pour Troyes, actuellement engagé dans la lutte en tête de la Ligue 2, cette relaxe permet de refermer un dossier sensible sans conséquence directe sur la gouvernance du club. Aucune sanction sportive n’est envisagée, l’affaire concernant exclusivement des faits antérieurs et un autre club. Sur le plan de l’image, la décision apporte toutefois un soulagement évident à la direction troyenne. La relaxe d’Edwin Pindi ne gomme pas la gravité des faits établis ailleurs dans le dossier, mais elle clarifie les responsabilités.

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