Foot National
·10 août 2026
Ligue 3 : le FVS déjà sous le feu des critiques après son inauguration en France

In partnership with
Yahoo sportsFoot National
·10 août 2026

Le Football Video Support (FVS), testé pour la première fois en France ce week-end lors de la 1ère journée de Ligue 3, est loin de faire l’unanimité. Temps de jeu à rallonge, manque d'angles de caméra et décisions controversées : entraîneurs et acteurs du jeu tirent déjà la sonnette d'alarme.
Voilà qui ne risque pas de rassurer l’ensemble des clubs engagés cette saison. Ce week-end, le coup d’envoi de la première journée de Ligue 3 a été marqué par une grande première historique : l’inauguration du Football Video Support (FVS) sur les pelouses françaises.
Mise en place par la Fédération Française de Football (FFF), cette nouvelle assistance vidéo permet aux entraîneurs de demander deux « challenges » par match lorsqu’ils contestent une décision arbitrale. L'expérimentation a rapidement pris de l'ampleur : après seulement trente minutes de jeu cumulées sur les différents terrains, le FVS était déjà intervenu à cinq reprises sur les neuf pelouses du championnat.
Attendu comme une véritable révolution pour moderniser l'arbitrage à ce niveau, le FVS n’a pas franchement réussi son baptême du feu. À l'issue des rencontres, l'amertume prévalait dans la plupart des conférences de presse. « Avec l’angle de vue de la télévision, franchement, c’est du 50/50. Je pense que c’est pour cela que l’arbitre a laissé l'avantage à l’attaque. Sur notre but, il aurait dû faire de même et nous serions rentrés aux vestiaires avec un score bien différent », s'est agacé le coach de Valenciennes après la lourde défaite des siens face au Stade Malherbe de Caen.
Même scepticisme chez Gaël Clichy, pourtant favorable à cette technologie avant le coup d'envoi de la saison. De son côté, l’entraîneur du FC Rouen, Régis Brouard, a ouvertement pesté contre la lenteur du processus et le temps excessif pris par les arbitres pour analyser les images au bord du terrain. Au-delà de la contestation des décisions, c'est l'impact du dispositif sur le rythme de la partie qui inquiète. Avec seulement deux caméras déployées par rencontre, la marge de manœuvre des arbitres reste limitée et les vérifications s'éternisent. Frédéric Reculeau (La Roche VF) et Stéphane Rossi (Paris 13 Atletico) n’ont d'ailleurs pas caché leur aversion face à ce système qui casse la dynamique du jeu et rallonge considérablement la durée des rencontres. Illustration parfaite lors de l'affiche entre Quevilly-Rouen Métropole et Paris : un penalty réclamé dans le temps additionnel a provoqué une interruption interminable, débouchant sur plus de dix minutes d'arrêt de jeu.
Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.


Direct





































