OnzeMondial
·22 février 2026
Lille : sonné jeudi soir contre Belgrade, Genesio reprend du poil de la bête avant Angers

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·22 février 2026

Bruno Genesio, l'entraîneur de Lille, sonné jeudi soir après la défaite contre Belgrade (0-1), est à nouveau offensif avant le déplacement à Angers. Le LOSC peut frapper un bon coup au classement ce dimanche en revenant à trois points de l'OM.
Ce dimanche après-midi (17h15), Lille va tenter de briser la malédiction et arracher son premier succès de l'année 2026. Une victoire et les Dogues seraient relancés dans la course à la quatrième place et la Ligue des champions puisqu'ils ne reviendraient qu'à trois points de l'OM. Malgré les doutes, Bruno Genesio s'est voulu offensif en conférence de presse.
"Ce qui ressort, c’est que la période fait qu’on peut aussi avoir des doutes, mais qu’il n’y a pas le comportement d’une équipe qui a lâché, qui ne croit plus en elle ou en les personnes qui travaillent avec eux. Donc ça c’est quand même essentiel. Maintenant, il faut aussi prendre conscience de notre situation et être lucide. Elle n’est pas catastrophique encore, puisqu’en championnat on est encore à notre place. Et en Coupe d’Europe, grâce à Berke (Özer) en grande partie, on n’est pas mort. On n’a qu’un but à remonter à la mi-temps. On l’a déjà fait" a-t-il lancé dans des propos rapportés par Le Petit Lillois.
Il faudra toutefois montrer un autre visage : "Mais il faut aussi prendre conscience que la situation est difficile, et que s’il n’y a pas une réaction en termes de résultat en tout cas, ça va se compliquer de plus en plus. Il faut aussi être lucide. On ne peut pas se voiler la face derrière un écran de fumée, sur des prestations avant ce match de Belgrade, qui effectivement avaient été plutôt positives dans le contenu. Aujourd’hui il faut aussi être conscient qu’on est un peu à un tournant dans la saison. Je dirais qu’à la prochaine trêve internationale, on peut être qualifié en Coupe d’Europe et être à la place où on est, voire mieux. Si ce n’est pas le cas, ça va se compliquer."
Sur sa situation personnelle, le natif de Lyon a été cash : "Je n’ai pas l’habitude de me cacher derrière des excuses et lorsque les résultats ne sont pas à la hauteur de ce qu’on attend, il y a une responsabilité du coach. Sinon ça voudrait dire aussi que quand ça va bien, on n’a aucune responsabilité et donc qu’on ne sert à rien finalement. Donc évidemment que je me sens responsable dans cette période où on ne gagne pas. Je me sens, j’allais dire bizarrement, plein d’énergie, en forme, contrairement à mon début d’année (problème personnel, ndlr). C’est un peu bizarre de dire ça, mais je vois plutôt la suite positivement
En réponse aux chants des supporters qui réclament sa démission, le coach lillois a été brutalement honnête : "Je les comprends parce que le coach est le premier responsable des résultats. Il n’est pas le seul et unique responsable, mais il est le premier responsable. Et donc c’est normal que les supporters, lorsque vous avez pris 2 points sur 18 dans un club où l’ambition et l’objectif est d’être européen, ne soient pas satisfaits de l’équipe qui dirige. Je l’accepte. Cela fait partie des caractéristiques de notre métier d’être soumis à cette pression du résultat et forcément être le premier fusible en cas de mauvais résultat. Et après, je ne suis pas non plus un lapin de trois semaines. Je sais très bien que si cette situation-là perdure, forcément, ma situation peut être fragilisée."
Enfin, il a conclu en revenant sur la possibilité qu'il y a eu de reporter le match contre Angers : "D’après les échos que j’ai eus, oui, Angers voulait absolument jouer. Ils pensent que c’est le meilleur moment pour nous jouer. J’en profite en même temps pour passer, s’ils en ont besoin, un petit message à mes joueurs" a-t-il d'abord lancé en souriant avant de poursuivre : "Mon avis était qu’il valait mieux jouer aussi. Pourquoi ? Parce que je pense que d’avoir tout de suite un match à préparer, même s’il y a peu de temps entre le match de Belgrade et le match d’Angers, c’est mieux. C’est mieux de se replonger tout de suite dans la compétition, plutôt que d’avoir du temps où on va encore entendre les mêmes choses pendant les six jours qui allaient séparer le match aller du match retour. Plus on est dans la compétition, plus vite on peut se remettre en question, plus vite on peut rebondir, et mieux c’est, analyse-t-il froidement. C’est la raison pour laquelle j’ai donné cet avis favorable à ce que la rencontre se joue."
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