OnzeMondial
·16 juin 2026
Limogeage en direct, communiqué effacé, Gignac en sauveur, fausses promesses : la journée cauchemardesque de Lamouchi

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·16 juin 2026

Mis à la porte quelques heures après la gifle face à la Suède (1-5), Sabri Lamouchi a vécu l'une des journées les plus surréalistes que le football puisse offrir. Récit d'un chaos institutionnel signé par la Fédération tunisienne.
Tout avait mal commencé avant même la rencontre. Selon L'Équipe, la Fédération tunisienne de football (FTF) avait déjà agacé la FIFA en réclamant des billets et des places de parking supplémentaires pour ses VIP. Ces mêmes VIP, installés juste derrière le banc, n'ont pas hésité à invectiver Lamouchi dès le début du match contre la Suède. Une humiliation publique, en plein Mondial, pour un sélectionneur qui avait pourtant accepté la mission par attachement au pays de ses parents.
Le 15 juin au matin, pendant que Lamouchi menait la séance de décrassage, la FTF annonçait son éviction sur Instagram, en précisant qu'un accord à l'amiable avait été trouvé et que Mondher Kebaier prenait les rênes. Reuters relayait l'information en quelques minutes. Problème, aucun document n'avait été signé, aucun accord n'existait. Le communiqué a été supprimé dans la foulée, sans explication. Kebaier, lui, attendait dans les couloirs de l'hôtel, alors que Lamouchi n'avait toujours rien signé. C'est finalement le président de la FTF, Moez Nasri, qui est venu lui annoncer son licenciement en personne, après avoir sorti Hervé Renard de sa manche en guise de successeur. Lamouchi a paraphé les documents du divorce « contre le mur de sa chambre », selon les termes de L'Équipe.
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Entre-temps, huit cadres de la sélection étaient venus voir leur entraîneur pour lui passer un pacte, si Lamouchi partait, eux aussi. Une promesse motivée par leur refus de voir un Tunisien comme Kebaier lui succéder. Quand l'heure du bilan a sonné, aucun des huit ne s'est présenté. Lamouchi n'avait de toute façon pas envie de les croiser dans les couloirs.
C'est finalement André-Pierre Gignac, star de Monterrey, qui a offert à Lamouchi la seule bouffée d'humanité de cette journée. L'attaquant français s'est rendu à l'hôtel de la sélection tunisienne pour l'inviter à passer la soirée chez lui, avec ses adjoints. Une invitation acceptée. La villa de Gignac a visiblement été plus accueillante que les couloirs de la FTF. Hervé Renard, lui, a pris les rênes et affronte le Japon dimanche pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être.
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