« L’Italie est championne du monde… pour gâcher ses talents » : le cri d’alarme du président de la fédération italienne avant son départ | OneFootball

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·18 juin 2026

« L’Italie est championne du monde… pour gâcher ses talents » : le cri d’alarme du président de la fédération italienne avant son départ

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À quelques jours de quitter la présidence de la FIGC, Gabriele Gravina dresse un bilan sans concession dans un entretien accordé au Corriere dello Sport. S’il met en avant les excellents résultats des sélections de jeunes italiennes, il déplore surtout l’incapacité du football transalpin à transformer ces promesses en joueurs confirmés.

Fier du trophée UEFA récompensant la meilleure fédération européenne pour ses performances chez les jeunes, Gravina rappelle le travail accompli : « Avant nous, ce trophée a été remporté par l’Espagne, la France, l’Allemagne et l’Angleterre. Je l’ai placé entre nos deux Coupes du monde parce qu’il représente notre héritage : en huit ans, nous avons disputé sept finales et remporté trois titres. Sans oublier les Espoirs, qui vont jouer leur qualification pour les Jeux olympiques. Nous avons montré au monde que le talent existe en Italie, mais qu’il n’a peut-être pas été suffisamment valorisé. »


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Le président sortant pointe ensuite le véritable problème : le passage vers le football professionnel. « Nous sommes derniers en Europe en temps de jeu accordé aux moins de 21 ans. Le Portugal, que nous avions battu 3-0 en finale de l’Euro U17 il y a deux ans, compte aujourd’hui 14 joueurs ayant déjà atteint les 200 matches avec leur équipe première. Chez nous, ils ne sont que huit, pour seulement 83 matches. Nous sommes les champions du monde lorsqu’il s’agit de gaspiller le talent que nous avons eu tant de mal à former. »

Gravina estime également que la suppression du décret Croissance n’a pas produit les effets espérés : « Nous l’avions critiqué parce qu’il avait fait passer la proportion de joueurs étrangers de 60 % à 67 %. Il a été supprimé, mais ce taux est malgré tout monté à 70 %, et la qualité des joueurs qui arrivent n’est plus toujours aussi élevée. »

Pour lui, les solutions restent limitées : « Les idées qui circulent sont contraires aux règles européennes sur la libre circulation. On peut seulement travailler sur des incitations et espérer un accord avec les clubs. »

Enfin, il regrette vivement la décision des clubs d’avoir relevé l’âge du championnat Primavera de U19 à U20 : « Ça a été un véritable coup de massue. Partout ailleurs, la tendance est au contraire d’abaisser les catégories d’âge pour favoriser le développement des jeunes talents. »

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