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·7 juin 2026

L’Italie fabrique des talents… mais les perd en route : le paradoxe qui plombe le football italien

Image de l'article :L’Italie fabrique des talents… mais les perd en route : le paradoxe qui plombe le football italien

Comme le raconte le Corriere dello Sport, à première vue, le football italien traverse une crise profonde, symbolisée par trois absences à la Coupe du monde. Pourtant, derrière ce constat inquiétant se cache une réalité plus nuancée : les sélections de jeunes continuent d’accumuler les performances de haut niveau. L’équipe d’Italie U17, finaliste de l’Euro et opposée à la Belgique pour le titre, en est la dernière illustration.

Des joueurs comme Lupo, Donato, Albini, Biondini, Corigliano ou Perillo incarnent une nouvelle génération prometteuse qui espère suivre la voie de Marco Carnesecchi, Alessandro Buongiorno, Nicolò Pisilli ou Francesco Pio Esposito.


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Depuis 2018, les sélections de jeunes coordonnées par Maurizio Viscidi enchaînent les résultats. L’Italie disputera sa septième finale européenne en huit ans toutes catégories confondues. Les Azzurrini ont régulièrement battu les grandes références du football de formation comme l’Espagne, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, le Portugal ou les Pays-Bas. Deux titres européens sont venus récompenser ce travail : l’Euro U19 en 2023 et l’Euro U17 en 2024. À cela s’ajoutent trois demi-finales de Coupe du monde U20 consécutives entre 2017 et 2023, avec une finale perdue de peu contre l’Uruguay.

Mais le problème apparaît au moment du passage vers le football professionnel. « La chaîne du talent se brise après 20 ans ». Les jeunes Italiens jouent très peu en Serie A, où les clubs préfèrent souvent recruter à l’étranger. Le constat est brutal : l’Italie n’est que le 49e championnat sur 50 pour le temps de jeu accordé aux joueurs de moins de 21 ans sélectionnables.

Ainsi, alors que des talents comme Lamine Yamal, Warren Zaïre-Emery ou Jobe Bellingham explosent au plus haut niveau, de nombreux champions d’Europe italiens U19 et U20 peinent encore à trouver leur place. Entre 2018 et 2026, près de 300 joueurs ont participé aux phases finales des compétitions de jeunes avec l’Italie. Pourtant, seuls douze ont disputé plus de la moitié des minutes possibles en Serie A la saison dernière.

Le football italien n’a donc pas un problème de formation. Son véritable défi est ailleurs : transformer ses promesses en joueurs de premier plan.

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