Calciomio
·12 septembre 2026
« L’Italie n’est pas inférieure à la Bosnie ni à la Macédoine du Nord » : pendant que les médailles olympiques s’accumulent, le vrai mal du calcio est ailleurs

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·12 septembre 2026

L’été reste la saison des bons sentiments sportifs en Italie. Le football s’efface, les disciplines olympiques prennent le relais. De plus en plus d’Italiens gagnent des médailles, de plus en plus d’ors sont célébrés, le tricolore hissé au son de l’hymne de Mameli. Et invariablement vient l’invitation faite au football de s’inspirer de ces exemples.
Une invitation paradoxale, car le calcio s’est depuis longtemps détaché de tout sentiment pour se consacrer uniquement à l’intérêt matériel. Les athlètes olympiques italiens, jeunes ou confirmés, concentrent toute leur carrière sportive dans ces moments où ils portent le maillot azzurro. Pour l’équipe d’Italie de football entraînée par Roberto Mancini, ce n’est plus le cas. Les intérêts des joueurs sont désormais tournés vers leurs clubs, avec lesquels ils disputent un nombre de matches toujours plus important, dans un calendrier devenu étouffant.
Pour retrouver un équilibre, le football devrait redonner du temps aux sélections nationales, ce qui implique de décongestionner les calendriers des clubs. Mais l’argent et la multiplication des matches n’expliquent pas tout : l’Espagne ne joue pas moins, et l’Argentine ne s’est pas présentée récemment avec un calendrier plus léger que les autres.
Le vrai problème serait ailleurs : l’équipe nationale doit redevenir centrale dans le vécu de chaque acteur du football italien. Non pas seulement en multipliant les stages durant la saison, mais en redonnant de la valeur à ces moments dédiés au maillot azzurro, qui ne doit plus être perçu par les clubs comme un contretemps. Le plus grand dommage causé par les trois éliminations mondiales successives reste l’accoutumance à la défaite. L’Italie n’est pourtant pas inférieure à la Bosnie, à la Macédoine du Nord ou à la Suède : l’écart technique existe seulement si l’objectif est de remporter une grande compétition, pas simplement d’y participer.
Pour recommencer à gagner, l’Italie devrait s’inspirer des disciplines olympiques en misant sur la formation des jeunes et des entraîneurs. Car si l’on peut naître champion, une équipe victorieuse, elle, se construit.


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