Calciomio
·20 avril 2026
« L’Italien est lâche par nature » : les propos chocs d’un des personnages les plus influents du football italien

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·20 avril 2026

«J’étais en train de partir pour Los Angeles, j’étais dans l’avion. J’ai appelé Malagò et je lui ai dit : tu dois prendre en main la situation du football italien, car personne n’est mieux placé que toi. Tu es un entrepreneur, tu as dirigé le CONI, tu as créé le club le plus important d’Europe, tu as vendu Ferrari, Rolls-Royce et Maserati dans le monde entier. Ton seul défaut, c’est que tu es amoureux de la Roma, mais on fera avec.» C’est ce qu’a déclaré le président du Napoli, Aurelio De Laurentiis, en arrivant au siège de la Lega Serie A pour l’assemblée des clubs rapporte Calcio e finanza.
«Nous en avons assez d’être guidés par des personnes qui occupent des rôles institutionnels uniquement pour leur prestige personnel. Ce n’est pas acceptable. Dans la vie, je dis toujours que le plus important est de travailler, mais pour travailler, il faut savoir. Et personne mieux qu’un entrepreneur, quelqu’un qui fait réellement des affaires, ne peut remettre en ordre ce qui ne fonctionne pas. Donc, pour moi, Malagò est le bienvenu.»
«On parle aussi de rivalité entre Abete et Malagò. Abete est un ami cher, un homme que je respecte, son frère est associé dans l’une de mes sociétés. Mais, selon moi, il n’est pas adapté à ce rôle. Il sera peut-être contrarié par mes propos, mais en démocratie, on doit pouvoir exprimer son opinion. Même si en Italie cela n’a jamais vraiment été permis : les gens sont souvent lâches, l’Italien est lâche par nature, et même traître. Cela me peine de dire cela, car je suis italien, et parfois j’en ai honte à l’étranger.»
«Maintenant, attendons Malagò. À 15 heures, nous aurons une idée plus claire. Il nous expliquera ses projets, et espérons qu’ils coïncident avec les nôtres. Ensuite, nous avancerons, car le football italien doit être profondément refondé.»
«On me prend pour un visionnaire. Je viens du cinéma et je suis arrivé en 2004, mais depuis, je n’ai cessé de répéter que tout est dépassé, que les enfants ne regarderont plus le football, que nous faisons fausse route. Mais personne n’écoute, parce que chacun est solidement accroché à son siège. Et rien ne semble pouvoir les en détacher», a-t-il conclu.









































