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·6 septembre 2026
Loïc Fiévet : « On a maintenu notre projet de jeu du début à la fin»

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·6 septembre 2026

Pour ce premier match d’Arkema Première Ligue, le Racing Club de Lens s’est incliné face au Paris Saint-Germain (0-2). Rapidement menées au score, les Lensoises n’ont pas baissé les bras et ont rivalisé physiquement avec le PSG. Hélas, un contre rapide en deuxième période scella la rencontre. Pour autant, Loïc Fiévet était satisfait du comportement de ses protégées.
Lensois.com : Est-ce que vous imaginiez que votre équipe puisse, au-delà de l’aspect du résultat, tenir en termes de conditions athlétiques ? Longtemps, vous avez tenu l’intensité du PSG. Loïc Fiévet : En fait, on a bossé pour ça. Après, il y a l’histoire du scénario, mais c’est notre projet de jeu. Oui, je savais qu’on allait y aller, et puis, de toute façon, on avait des remplaçantes aussi pour compléter. Mais, de toute façon, notre projet de jeu, c’est de mettre de l’intensité. C’est ce qu’on avait dit dès le départ, et on a répondu, et les filles ont bien répondu à ça.
Aujourd’hui (Ndlr. samedi), vous avez joué le PSG, l’une des grosses écuries du championnat. Pour autant, vous avez pris l’option de jouer, de ne pas rester sur un bloc bas. Comment avez-vous préparé votre rencontre ? En fait, je leur ai juste dit de ne pas avoir de complexe, et justement, que ces matchs-là nous servent de référence pour continuer de progresser, et face à des écuries comme le PSG, l’idée est de garder notre identité. Donc, pas de complexe, garder confiance, ce sont des mots qu’on a transmis aux filles.
Mais après 90 minutes où vous avez goûté à votre première défaite de la saison, que leur avez-vous dit ? Je leur ai dit qu’on n’aime pas perdre, mais que malgré tout, c’est bien ce qu’on a produit, parce qu’on a maintenu notre projet de jeu du début à la fin, et même en deuxième, on a poussé encore plus. Le deuxième but arrive au mauvais moment, parce qu’on était sur un temps plus fort, mais je leur ai dit que c’est bien, après, bien, ce n’est pas suffisant. L’idée est encore d’aller vers l’exigence. Là, on a mis en avant les valeurs devant le public, parce qu’il y avait une ambiance incroyable. Notre volonté était de montrer qu’on était en capacité de répondre aux valeurs du RCL.

Malgré la défaite, vous sortez sous les applaudissements. Est-ce que cela vous conforte ? Je pense que tout le monde s’identifie à nos valeurs. On a senti un public nous pousser. Sincèrement, c’est à l’image de la cohésion qu’on avait sentie. Il y a vraiment un vrai groupe, et en fait, on le voit sur le terrain, parce que dès que les filles sortent, celles qui rentrent, elles font le même travail, donc il y a vraiment ce côté groupe et ce côté valeurs, un peu comme les mineurs.
Comment expliquez-vous cette entame de match ? Vous prenez un but après trois minutes sur finalement la seule véritable action offensive parisienne. Oui, après, on a revu les images, il y a une histoire de contre-pied, on n’est pas loin de la joueuse, après, ça va vite aussi en face, donc je ne sais pas si c’est de la timidité, si c’est une entame un peu hybride où on hésitait à sortir. Mais en tout cas, ce qui m’a plu, c’est que derrière ça, ça ne les a pas impactées, donc ça montre aussi le caractère qu’on peut avoir.
Les garçons jouaient avant vous, c’est le week-end de la braderie de Lille, pourtant, il y avait environ 1 300 supporters ce soir. Cela vous étonne-t-il ? C’est extraordinaire, de toute façon, ce qui se passe, même après, ils chantent avec les joueuses. Donc, c’est une ferveur incroyable, c’est le RC Lens. En fait, je ne suis pas surpris au final parce que c’est ce qu’on dit du RC Lens.
Propos recueillis par Clément Courtois au stade François-Blin d’Avion.







































