Olympique-et-Lyonnais
·19 juillet 2026
L'OL a du boulot, le Slavia Prague a mis en exergue ses manques

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·19 juillet 2026

Il n'est pas très opportun de tirer des conclusions des matchs amicaux. Il faut les prendre pour ce qu'ils sont, des affiches de préparation avant de renouer avec la compétition. On sait que les Lyonnais ont les jambes lourdes actuellement, après être montés en puissance sur le plan athlétique depuis trois semaines à base de séances doublées. La différence s'est vue d'ailleurs avec un Slavia Prague prêt à reprendre le champion dans quelques jours. La victoire des Tchèques samedi ne souffre donc d'aucune contestation (0-2).
Au campus Adidas à Herzogenaurach, l'OL a d'abord résisté avec une formation plus ou moins type à ce stade (quelques postes sont encore à débat). Ce n'était pas spectaculaire, et Dominik Greif s'est bien employé, montrant qu'il repartait sur les mêmes bases que la saison passée. Les hommes de Paulo Fonseca auraient même pu basculer en tête à la pause si Corentin Tolisso n'avait pas choisi le mauvais côté sur son penalty. La partie, elle, ne manque pas d'intensité, avec des champions de Tchéquie qui n'ont d'ailleurs pas hésité à couper illicitement les offensives rhodaniennes.
Même si sa formation a été globalement étouffée, l'entraîneur portugais a apprécié le défi imposé par le Slavia Prague. "Le premier acte était positif. L'adversaire est une équipe agressive avec un marquage en un contre un. Ce n'est pas facile à affronter ce type d'opposition. Je pense qu'on a vu de bonnes choses, même défensivement. Après, c'était difficile d’attaquer car ils faisaient beaucoup de fautes pour nous arrêter. Mais j'ai aimé l'attitude compétitive de cette première heure", soulignait l'ancien coach de Lille sur OL Play.
Toujours remuant, à l'image du penalty provoqué, Kaïl Boudache tirait plus ou moins le même bilan. "On a fait une belle première période avec beaucoup d’impact. On a réussi à les fatiguer avec le ballon. Il y a eu cette mi-temps un peu trop longue qui nous a coupés dans notre lancée, regrettait l'ailier. On a pris deux buts mais on va se concentrer sur les prochaines échéances pour faire mieux. Ils étaient bien préparés, mais je trouve qu'on a su répondre à l’impact physique."
Il y a donc des enseignements à observer de cette confrontation inédite contre un rival qui ressemble furieusement à ce que les coéquipiers de Clinton Mata retrouveront début août pour le 3e tour préliminaire de Ligue des champions. Déjà, les relances n'ont pas permis à l'Olympique lyonnais de respirer. Cherchant toujours à jouer court à partir de Dominik Greif et des défenseurs, il a régulièrement pris la pression, restant coincé dans son camp. Un problème à la fois technique et tactique qui peut également s'expliquer par la fatigue de l'enchaînement des efforts.
Toujours est-il que cette formule en 4-2-3-1 avec Corentin Tolisso en milieu très avancé cherche encore son rythme de croisière. Pourtant, il était associé à Tanner Tessmann et Tyler Morton, un trio qui se connaît maintenant. On se dit qu'Orel Mangala et Mads Bidstrup ont un coup à jouer en vue de la Coupe d'Europe. Et devant, il faut absolument que les trois hommes, Julien Duranville, Rémi Himbert et Kaïl Boudache, apportent du poids à l'attaque. Talentueux, les trois hommes sont apparus assez tendres globalement quand le groupe avait besoin de respirer en gardant le ballon plus haut sur le terrain.
Est-ce que les retours de Pavel Šulc et d'Ernest Nuamah peuvent apporter un plus à ce propos ? Il faudra déjà voir comment se passe leur reprise. Défensivement aussi, l'OL gagnerait à se montrer plus juste et plus costaud dans ses interventions. Sachant qu'avec l'important turnover opéré après la pause, tout est devenu plus ouvert et le Slavia Prague a nettement pris le dessus. "On a eu plus de mal après les changements, on a terminé avec beaucoup de jeunes. La différence était très grande", reconnaissait Paulo Fonseca. Ses hommes auraient tout de même mérité d'inscrire au moins un but au vu de la demi-douzaine d'opportunités obtenues.
Le stage en Allemagne part sur ces bases pour le club rhodanien, à deux semaines du rendez-vous crucial pour son avenir européen. Après le travail athlétique, le staff va désormais davantage axer les entraînements sur le jeu et toutes ses composantes (pressing, circuit de passes, bloc défensif...). "Le résultat n'est pas important, ce qui comptait c'était notre attitude compétitive et l'agressivité en première période. De ce point de vue, c'était bien. C’est important de jouer contre ces rivaux pour se tester. Notamment sur notre structure défensive face à un jeu plus direct. Maintenant, nous devons commencer à travailler d’autres choses (que le physique), glissait le technicien lusitanien. Nous sommes très bien physiquement. Nous devons calmer un peu sur ce point." Prochaine étape, la confrontation de deux fois 60 minutes face à Wolfsburg vendredi (14 heures).
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