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·17 mars 2026

L'OL a pris de plein fouet le mur de la réalité

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Monté très haut grâce à ses 13 victoires de rang, l'OL vit un retour sur terre assez brutal depuis un mois. Un cycle assez logique pour bien des raisons.

Jamais, sous Paulo Fonseca, l'OL n'avait enchaîné six matchs sans en gagner un seul. La dernière fois, c'était à cheval entre l'éviction de Pierre Sage et la venue du Portugais entre janvier et février 2025 (sept). Est-ce pour autant la panique ? Pas vraiment, car au sein du vestiaire, on savait que des temps plus durs pouvaient survenir au cœur de la saison.

En cette moitié du mois de mars, l'Olympique lyonnais aborde une période charnière. Juste avant le retour des blessés et une trêve internationale, il reçoit le Celta de Vigo jeudi en 8e de finale retour, puis Monaco dimanche. Selon les résultats, il peut espérer un mois d'avril palpitant dans ces deux compétitions. L'exercice 2025-2026 peut donc encore basculer favorablement, malgré les complications de ces dernières semaines.


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Des attentes au-dessus de la réalité ?

D'ailleurs, notre consultant Nicolas Puydebois se montrait assez positif sur le plateau de Tant qu'il y aura des Gones lundi. "Je suis très heureux de ce qui se passe, du renouveau, de l'état d'esprit, soulignait le triple champion de France (2003-2005). La qualité de jeu est évidemment inégale, mais je me satisfais de la situation actuelle, et c'est rare parce que j'en veux souvent plus. Pour savoir où tu vas, il faut savoir d'où on vient, et il n'y a pas si longtemps, le club a failli passer à la trappe. Je suis gourmand donc je comprends qu'on en veuille davantage, et notamment la qualification en Ligue des champions. Néanmoins, sachons raison garder par rapport à l'effectif et à sa qualité."

La période faste entre fin novembre et mi-février (15 victoires en 16 rencontres) a fait naître de grandes attentes. "Oui, on peut être frustré car il sortait d'une série de succès presque inédite, il était troisième du classement, à pas grand-chose d'avoir huit points d'avance sur Marseille, donc des jokers en plus... Quelques journées plus tard, la tendance s'est inversée, il est éliminé en Coupe de France, donc il peut perdre gros cette semaine, observait Enzo Reale, formé à Tola-Vologe. Après, ce n'est que du bonus au vu de l'été dernier, mais aujourd'hui, il est là, a eu des résultats positifs, et saboter la fin de saison, ça ferait chi.."

La dynamique de mars fait redescendre tout cela de manière brutale. Mais c'est finalement dans la logique des choses. Les matchs se sont multipliés, la fatigue et les pépins physiques aussi, faisant entrer Corentin Tolisso et ses coéquipiers dans un cercle vicieux.

Trop de blessés majeurs pour espérer davantage

Parmi les explications à ce passage compliqué, il y a évidemment tout en haut les nombreux éléments ayant rejoint l'infirmerie. "Les blessures ont une part indéniable dans les derniers résultats. Si l'OL avait une profondeur et un collectif de banc plus complets quantitativement et qualitativement, il pourrait aborder ce sprint final avec plus de certitudes. Là, les remplaçants et les jeunes ne sont pas prêts pour disputer les 4 ou 5 premières places, appuyait Nicolas Puydebois. C'est pour ça qu'il y a ce déclassement qui se crée et qu'on attend le retour des titulaires."

Dans les jours à venir, Afonso Moreira, Malick Fofana et Pavel Šulc devraient revenir. Le tournant espéré pour les Lyonnais avant le printemps ? Ce serait en tout cas une bonne nouvelle, même si rien ne garantit qu'ils seront rapidement au niveau qu'ils ont pu connaître. Éléments clés, ils seront déterminants dans la course à l'Europe.

L'OL a su masquer ses failles, mais plus aujourd'hui

Ces nombreuses absences ont également montré que, bien que combatifs et déterminés, les partenaires de Moussa Niakhaté ne pouvaient pas combler éternellement certaines carences. Certes, beaucoup de joueurs se sont révélés, mais cet effectif était sur le papier moins armé pour lutter dans les hautes sphères avec Marseille, Monaco et d'autres.

La réussite qu'ils ont pu connaître les fuit, et Paulo Fonseca se retrouve à pianoter pour trouver la bonne formule, sans y parvenir. "L'équipe était au maximum de ses capacités, elle a surperformé même, estimait Enzo Reale. Sauf qu'à présent, il n'y a plus d'essence dans le moteur. Ce qui tournait en sa faveur ne le fait plus. Quant à la qualité du groupe, elle est quand même bonne, supérieure à beaucoup de formations en Ligue 1, mais les victoires ont caché plein de failles." De quoi relativiser la mauvaise spirale, en comptant sur le retour des beaux jours pour offrir à l'OL un final en apothéose.

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