Olympique-et-Lyonnais
·11 mai 2026
L’OL est retombé dans ses travers au pire des moments

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·11 mai 2026

Une saison ne tient à rien et l’OL l’avait plutôt vécu positivement depuis plusieurs semaines. Cela avait permis au club de remonter à la troisième place du classement. Rien ne laissait présager que le dénouement ne soit pas heureux. Finalement, l’averse qui est tombée sur Toulouse dimanche soir a été une vraie douche froide pour Paulo Fonseca et ses joueurs. Battus 2-1 par le Téfécé, les Lyonnais ont perdu leur place sur le podium au pire des moments. Mais, en regardant le contenu proposé au Stadium, cette défaite n’a finalement rien de bien surprenant.
Fonseca a certes regretté que l’OL ait encaissé un deuxième but après l’égalisation de Tolisso. Mais cette réalisation de Kamanzi (78e) a symbolisé tout ce qui a manqué à la formation rhodanienne. En voyant Morton, Niakhaté ou encore Mata se laisser déborder et Maitland-Niles avoir une seconde de retard à la détente, l’OL a été mangé dans ce secteur qu’est l’agressivité. C’est pourtant tout ce qui avait fait sa force contre le PSG et face à Rennes. Deux adversaires plus prestigieux sur le papier. Y a-t-il eu un brin de suffisance à Toulouse ? Personne n’en a parlé, préférant simplement dire que le "Téfécé" a eu "une agressivité supérieure". Un comble quand on sait qu’une équipe avait une place en Ligue des champions à presque valider et une autre qui n’avait plus rien à jouer.
Le dispositif toulousain a également fait très mal à cette équipe lyonnaise pourtant "bien plus équilibrée sur les transitions défensives". C’est en somme ce que Paulo Fonseca avait déclaré avant la rencontre. Ce n’est pas vraiment ce qui a été observé au Stadium avec le sentiment d’une équipe coupée en deux. Khalis Merah a avant tout dû colmater les brèches à droite, laissant finalement l’infériorité numérique de Toulouse dans son 3-4-3 caduque.
Les hommes de Carles Novell Martinez s’en sont donné à cœur joie et ont exploité toutes les positions entre les lignes pour faire mal. Le jeu dans le dos de la défense de l’OL avait certainement été répété pendant toute la semaine et a été parfaitement exécuté, dimanche soir. Bien aidé par les trous laissés par leurs adversaires à l’image de Gboho ayant tout le temps d’ajuster sa passe pour Methalie entre Maitland-Niles et Mata sur l’ouverture du score.
À ce déficit défensif, l'OL y a ajouté une inefficacité offensive malgré 16 tentatives. Guillaume Restes a certes fait le job des grands soirs devant Endrick. Mais il n'y a clairement pas eu la fluidité des derniers matchs. Yaremchuk a été inexistant (13 ballons), Moreira et Endrick ont tenté, mais sans vraie réussite. Ces errements n’avaient plus été vus depuis quelques matchs. Malheureusement, ils sont revenus au pire des moments, avec des ajustements qui n’ont jamais porté leurs fruits.







































