OnzeMondial
·25 juillet 2026
L'OM giflé par Nice, Rennes fait tomber le Club Bruges

In partnership with
Yahoo sportsOnzeMondial
·25 juillet 2026

Soirée d'amicaux contrastée pour la Ligue 1 ce samedi. À Marseille, l'OM a sombré face à Nice (0-3) dans un derby à huis clos au parfum de règlement de comptes, tandis qu'au Roazhon Park, le Stade Rennais s'est offert le Club Bruges au bout du suspense (2-1). Récit.
Il y avait deux façons de passer son samedi soir de préparation en Ligue 1 : subir, comme l'OM, balayé 3-0 par Nice à huis clos, ou renverser un champion de Belgique dans les dernières minutes, comme Rennes face au Club Bruges (2-1).
L'OM d'abord. À Marseille, le centre Robert-Louis-Dreyfus a d'abord rendu hommage à Éric Roy, ancien Marseillais, ex-dirigeant de Nice et entraîneur de Brest, emporté le 17 juin par un cancer du pancréas. L'averse qui s'est abattue sur la Commanderie n'a pas été la seule douche du soir pour l'OM, giflé par son ennemi azuréen dans une affiche qui n'avait rien d'anodin, Nice venant d'assigner le club phocéen et son nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi aux prud'hommes. Sur le terrain, rien n'y a fait malgré les cadres alignés par Bruno Genesio. À la 19e, Brad-Hamilton Mantsounga, monté de sa défense jusqu'à l'entrée de la surface, a ouvert le score de son mauvais pied, le droit, pour tromper De Lange avec un rien de réussite (0-1). Juste avant la pause, Sofiane Diop, parti du demi-espace gauche et profitant des largesses de l'arrière-garde phocéenne, a conclu un mouvement superbe (0-2, 41e). Au retour des vestiaires, sur une attaque rapide, Mohamed-Ali Cho a servi Camara dans la surface pour le troisième but (0-3, 67e). Réalistes sans être flamboyants, les hommes d'Olivier Pantaloni ont donné une leçon d'efficacité. Les Marseillais retrouveront la Commanderie dès jeudi, face à Nîmes, un adversaire, sur le papier, plus accommodant.
Ambiance autrement plus douce en Bretagne, où le Stade Rennais s'offrait son test le plus relevé de l'été : recevoir le Club Bruges. Bourreau de Monaco et Marseille en Ligue des champions la saison passée, cette répétition avait des airs d'Europe. Les Belges d'Ivan Leko, avec Yann Sommer dans les buts, se présentaient toutefois orphelins de Christos Tzolis, leur maître à jouer transféré à Arsenal. Une brèche dans laquelle les hommes de Franck Haise se sont engouffrés, fidèles à leur registre fait de vitesse et de pressing haut. Après une entame poussive, la faute à un déchet technique certain, les Rennais sont montés en puissance jusqu'à l'ouverture du score : à la 38e, sur un centre de Sebastian Szymański, la recrue arrivée cet hiver de Fenerbahçe, Estéban Lepaul a surgi pour placer une tête croisée au fond des filets (1-0). Le meilleur buteur rennais de la saison passée récompensait la domination des siens face à un champion de Belgique méconnaissable, pourtant censé être en avance dans sa préparation, et dont seul Carlos Forbs surnageait devant. Le scénario s'est corsé au retour des vestiaires. À la 72e, Belazzoug a d'abord sorti le grand jeu en détournant le penalty puissant de Nicolò Tresoldi, parti sur sa gauche. Un répit de courte durée : sur le corner suivant, le ballon, mal dégagé par la défense bretonne, est revenu sur Jorne Spileers, seul aux 25 mètres, dont la praline s'est logée dans la lucarne droite du portier rennais (1-1). Mais les Bretons ont eu le dernier mot. À la 89e, Issa Soumaré, très actif depuis le coup d'envoi, a été récompensé de ses efforts : après un beau contrôle aérien, la recrue estivale a combiné avec Ludovic Blas, qui lui a remis instantanément dans la profondeur, avant de déclencher, chassé par un défenseur, une superbe frappe croisée à mi-hauteur du coin droit de la surface (2-1). Vanden Driessche, entré en cours de jeu dans les cages brugeoises, n'y pouvait rien. Un scénario renversant et un but à la 89e : si le Stade Rennais cherchait un avant-goût de ses soirées continentales, il est servi. Reste à faire pareil quand ça comptera.
Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.







































