OnzeMondial
·31 juillet 2026
L'UEFA et la CONCACAF défient Infantino, le président de la FIFA peut-il tomber ?

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·31 juillet 2026

Gianni Infantino est plus que jamais critiqué alors que l'UEFA a brandi la menace d'un boycott des prochaines compétitions organisées par la FIFA. Le président de la FIFA peut-il tomber ?
Le bras de fer est lancé. Pour la première fois depuis plusieurs années, Gianni Infantino fait face à une contestation d'une ampleur inédite au sein de la gouvernance mondiale du football. En cause : son projet de créer une nouvelle entité commerciale, la FIFA Forward Enterprise (FFE), et d'en céder 20 % à des investisseurs privés.
Une opération qui pourrait rapporter plusieurs milliards de dollars, mais qui est dénoncée comme une privatisation déguisée de la Coupe du monde. La réaction de l'UEFA a été immédiate. Réunies en urgence, les 55 fédérations européennes ont rejeté le projet à l'unanimité et brandissent désormais la menace d'un boycott des compétitions organisées par la FIFA si le dossier venait à aboutir.
La CONCACAF, qui regroupe les fédérations d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes, a également rejeté le plan, dénonçant un manque de transparence et une absence totale de concertation même si le Mexique s'est dit ouvert à la discussion. L'AFC, pourtant longtemps considérée comme un soutien d'Infantino, a elle aussi exprimé de très fortes réserves.
Cette fronde est-elle suffisante pour faire tomber le président de la FIFA ? Pas encore. Infantino conserve le soutien de plusieurs confédérations majeures, notamment la CAF africaine et la CONMEBOL sud-américaine, ce qui lui permet encore de disposer d'une base solide parmi les 211 fédérations membres.
En revanche, politiquement, le signal est très inquiétant. Voir l'Europe, la CONCACAF et désormais une partie de l'Asie s'unir contre lui constitue une rupture sans précédent dans son mandat. Le véritable danger pour Infantino est sans doute ailleurs.
Si son projet est abandonné sous la pression des confédérations, son autorité sortirait considérablement affaiblie à quelques mois des discussions sur sa succession. Plusieurs fédérations évoquent déjà la nécessité d'une nouvelle gouvernance et certains dirigeants réfléchissent à l'émergence d'un candidat capable de fédérer les opposants.
Alors, Infantino peut-il tomber ? Juridiquement, rien ne l'y oblige aujourd'hui. Politiquement, en revanche, la crise est la plus sérieuse de son règne. Si la coalition des opposants continue de s'élargir et qu'elle entraîne une paralysie des compétitions de la FIFA, le président suisse pourrait être contraint de renoncer à son projet, voire de revoir ses ambitions pour l'élection présidentielle de 2027. La bataille ne fait que commencer.
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