Calciomio
·22 février 2026
Maignan-Udinese, deux ans après, la justice referme le dossier

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·22 février 2026

Deux ans après l’épisode qui avait provoqué un choc en Serie A, la justice italienne a tranché. Le juge des investigations préliminaires (Gip) du tribunal d’Udine a ordonné le classement sans suite visant cinq personnes identifiées après les insultes racistes dénoncées par Mike Maignan lors d’Udinese-Milan AC, disputé le 20 janvier 2024.
À l’époque, le gardien français avait alerté l’arbitre, entraînant une suspension temporaire de la rencontre, avant de prendre la parole publiquement sur le racisme « en ville ». Les forces de l’ordre avaient ensuite identifié cinq suspects, âgés de 25 à 50 ans, tous résidents du Frioul, et les avaient dénoncés pour « propagande et incitation à la délinquance » pour motifs de discrimination raciale, ethnique et religieuse. Fait relevé dans la procédure, l’un des cinq mis en cause était lui-même frioulan et noir.
Le classement s’appuie sur l’idée d’épisodes isolés, non repris par le reste de la Curva Nord. Une lecture qui a conduit le juge à suivre la demande du parquet. Dans sa motivation, le procureur souligne que, malgré des comportements « moralement condamnables », aucun élément ne permet d’établir une logique de propagande ou de diffusion d’un consensus dans le stade. Le juge rappelle aussi que ces propos pourraient éventuellement relever d’une injure aggravée par la haine raciale, une qualification aujourd’hui dépénalisée en Italie.
Sur le plan administratif, des mesures avaient déjà été prises après les faits, avec notamment un Daspo de cinq ans et une interdiction à vie de stade décidée par l’Udinese.
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