Girondins4Ever
·8 mai 2026
Malcom Bokélé : “Je faisais Uber Eat. Je prenais le compte de quelqu’un, j’étais posé devant le McDo, j’attendais les commandes…”

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·8 mai 2026

Pour « Au cœur du jeu », l’ancien défenseur des Girondins de Bordeaux, Malcom Bokélé, a expliqué ce qui à la fin de son contrat stagiaire à Metz, et les six mois sans club, lui a fait continuer à espérer de percer dans le football.
« Dans des moments comme ça, tu penses à tout. Tous les efforts que ta mère a fait pour que tu puisses vivre ton rêve… Payer l’école, le foot, mes crampons… Tu penses à tout. Je voyais ma mère aller au travail, ça me déchirait… Elle n’était pas bien aussi par rapport à moi. Je m’étais dit que j’allais aller travailler. Le déclic que j’ai eu par rapport à ça, c’est que j’étais parti déposer quelque chose à une amie à ma mère. Elle me dit que si ça n’avançait pas, il fallait que je travaille, etc. Ça m’a mis une claque. Je jouais au foot, et là on parle d’aller travailler. Je me suis inscrit au chômage, je suis allé au Pôle Emploi… ».
Puis, cela semble un peu se débaucher… Mais ce sera au final une désillusion.
« Je reçois un appel d’un agent en Angleterre, qui me dit que mon profil l’intéresse. Il me demande si ça m’intéresse de venir faire des essais en Angleterre. Il m’avait parlé de Stoke City, Barnsley avec les U23… J’avais été aussi à l’essai à Sochaux, et je n’ai pas eu de retour même si ça s’est bien passé. J’ai compris après que l’agent qui m’avait proposé là-bas demandait quelque chose, alors que Sochaux n’était pas prêt à payer. D’ailleurs, avant que j’aille en Angleterre, j’avais écouté la copine de ma mère, et je faisais Uber Eat. Je prenais le compte de quelqu’un, j’étais posé devant le McDo, j’attendais les commandes. Par contre, quand je le faisais, je prenais du plaisir, ça me faisait penser à autre chose. Bref, j’arrive en Angleterre, et l’agent me dit que finalement, à cause du Covid, il ne va pas avoir d’essai… Il me dit qu’il y a un club de D5 ou D6, et je peux m’entrainer avec eux le temps que ça se débloque. Je m’entraine, je reprends du plaisir, je touche le ballon… Mais ça ne se débloque pas. Je finis ma semaine, je dormais chez le Président. On arrive à la gare de Londres avec l’agent, et comme dans les films, il me regarde, il y a les gens qui passent, et je ne vois que lui… Il me dit ‘frérot, ça va être compliqué, il n’y a rien, si le club de D5-D6 te fait une proposition, tu dis quoi ?’. Là, c’est vraiment chaud… Je ne voulais pas jouer loin de ma famille, dans cette division, juste pour dire que je suis pro. Je préfère rentrer chez moi en N2, N3, être proche de ma famille, travailler… Il avait la conviction qu’il pouvait me trouver quelque chose, il cherchait vraiment. Après ça, plus rien… Mais il fallait que j’aille au bout de ce que j’avais dans la tête, pour ne pas avoir de regrets ».







































