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·14 juin 2026
Maroc 1-1 Brésil : Les Tops et les Flops de la rencontre

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·14 juin 2026

Le Maroc a pris le match à son compte dès le coup d’envoi, jouant sans complexe face à la Seleção, se procurant de grosses situations et étouffant complètement un Brésil dépassé, incapable de poser le pied sur le ballon dans les dix premières minutes. La pression marocaine finit par payer à la 21e : Brahim Diaz glisse un ballon en profondeur dans le dos d’une défense brésilienne mal alignée, et Saibari surgit seul face à Alisson pique son ballon avec un sang-froid déconcertant. 1-0, logique.
Le Brésil semblait sonné. La frappe croisée de Hakimi à la 27e aurait même pu aggraver la mise. C’est finalement un éclair individuel qui remet les deux équipes à égalité : à la 32e, après une fixation de Guimaraes, Vinicius Junior est décalé côté gauche, rentre dans l’axe, déborde Al Aynaoui et envoie une frappe enroulée dans un angle fermé, imparable pour Bounou. Un but qu’il s’est construit de toutes pièces, à 113 km/h dans la lucarne. Absolument magnifique. Juste avant la pause, Paquetá tentait même une reprise acrobatique repoussée par Bounou (45e+2), signe que le Brésil avait retrouvé des couleurs.
La seconde période fut plus équilibrée. Ancelotti sortait les deux joueurs avertis dès la reprise pour faire entrer Fabinho et Danilo, et on sentait immédiatement plus de maîtrise dans le milieu brésilien. Cunha (61e) apportait aussi du dynamisme à la place d’Igor Thiago décevant. Les Marocains, un peu en retrait retrouvaient toutefois de l’énergie dans le dernier quart d’heure, sans parvenir à trouver la faille. Score final : 1-1, un résultat logique qui reflète le Maroc séduisant par sa maîtrise collective, et le Brésil existant par ses individualités.
👍🏼 Les Tops :
Ayyoub Bouaddi (10/10) : Comment ne pas commencer par lui. À seulement 18 ans, le milieu de terrain du LOSC a livré un match stratosphérique, dominant l’entrejeu de la Seleção avec une aisance et une sérénité déconcertantes pour son âge. Serein sur chaque prise de balle, toujours disponible, toujours juste : c’est un régal à voir jouer, et on manque de superlatifs pour définir la qualité de son match. Valorisé à 70 millions d’euros par son club, son prochain employeur paiera beaucoup, beaucoup plus. Homme du match.
Vinicius Junior (8/10) : Il attendait ce moment. Longtemps critiqué pour son manque de leadership en sélection, Vinicius a enfin endossé le costume de patron le soir de sa 100e cape sous le maillot de la Seleção. Son but est absolument sublime : décalé côté gauche par Guimaraes, il rentre dans l’axe, déborde Al Aynaoui et envoie une frappe enroulée dans un angle fermé imparable pour Bounou à 113 km/h. Un but construit de toutes pièces, seul, de bout en bout. Dans les tribunes, Travis Scott a explosé de joie. Enfin un patron en sélection.
Ilias Saibari (7/10) : Un but plein de malice et de sang-froid pour ouvrir le score à la 21e minute. Bien lancé en profondeur par Brahim Diaz, l’attaquant marocain ne tremble pas face à Alisson, devance sa sortie et pique son ballon avec une précision chirurgicale. Un geste aussi beau qu’astucieux, révélateur d’un joueur au mental déjà bien trempé. Il continuait a peser en deuxième période, manquant de peu de récidiver (72e). Le Bayern Munich appréciera.
👎🏼 Les Flops :
Azzedine Ounahi (4/10) : Il voulait briller, il a brouillé. Le milieu marocain a multiplié les pertes de balle et les approximations techniques tout au long de la rencontre, ralentissant le jeu de son équipe au lieu de l’accélérer. Trop lent, trop prévisible, il semblait inadapté dans ce rôle haut dans un milieu à trois. Son remplacement à la 65e par El Mourabet était une évidence. On le verrait bien plus à l’aise positionné plus bas, dans un milieu à deux. Grosse tache noire dans l’entrejeu des Lions de l’Atlas.
Igor Thiago (3/10) : Une soirée à oublier pour l’attaquant de Brentford. Invisible à la pointe de l’attaque brésilienne, incapable de peser sur la défense marocaine, il a tout raté à l’image de cette tête manquée dès la 14e minute sur un bon centre de Vinicius avant d’être logiquement sorti à la 61e place à Cunha. Le Brésil peine toujours à trouver son vrai numéro 9, et ce soir n’a rien arrangé. João Pedro doit nourrir beaucoup de regrets après sa non-sélection. Vite, Endrick !
La charnière centrale brésilienne (5/10) : Directement coupable sur l’ouverture du score marocaine. Un mauvais alignement défensif, une ligne trop haute et trop statique, et Brahim Diaz n’a eu qu’à glisser le ballon dans le dos des centraux pour offrir à Saibari un face-à-face avec Alisson. Tout au long de la première période, Gabriel et Marquinhos ont semblé dépassés par la vitesse et les appels en profondeur des Lions de l’Atlas. Ancelotti a d’ailleurs préféré sortir Ibanez, averti, dès la reprise pour sécuriser le secteur.


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