Olympique-et-Lyonnais
·12 mai 2026
Masse salariale en baisse, excédent brut d'exploitation en progrès... Ce qu'il faut retenir des comptes de l'OL

In partnership with
Yahoo sportsOlympique-et-Lyonnais
·12 mai 2026

Aujourd'hui, le "contexte est complexe pour l’ensemble des entités de la galaxie Eagle Football", admet l'OL. La lecture du bilan des comptes consolidés pour le premier semestre de la saison 2025-2026 ne peut que lui donner raison. Déjà largement déficitaire en 2024-2025, il a annoncé ce mardi un résultat d'exercice dans le négatif de 186,5 millions d'euros. Comment en est-il arrivé là ? Notamment en raison de certains cadavres découverts et hérités de la gestion de John Textor.
Maintenant, outre ces pertes affolantes et donc explicables, certaines lignes nous en apprennent davantage sur la gestion de la gouvernance actuelle. Prenons déjà l'excédent brut d'exploitation, qui mesure la capacité d'une entreprise à dégager un surplus financier uniquement via son activité. Ce montant, pour que la société soit vertueuse, doit être positif. Ce n'est pas encore le cas de l'Olympique lyonnais.
Néanmoins, il est passé de -46,1 M€ en décembre 2024 à -2,2 M€ en décembre 2025. "Une amélioration significative" due en grande partie à la chute drastique de la masse salariale. Ici, la charge du personnel est descendue de 38,8 M€ (-39%) "conformément à la stratégie menée par" la direction aux commandes depuis l'été dernier. Les transferts estivaux et le plan de départ volontaire mis en œuvre au début de l'année 2025 y sont pour beaucoup. Aujourd'hui, elle représente 50% du chiffre d'affaires, contre 84% à la fin de 2024.
Les dotations aux amortissements et provisions nettes (-158,6 M€) affectent lourdement le club, mais elles sont expliquées en grande partie par le fait qu'il ait servi de garant à Botafogo et Molenbeek dans des transactions de joueurs. On retrouve ainsi 126,2 M€ de dépréciations de créances. Sans cela, le résultat opérationnel s’élèverait à -37,5 M€, contre -90,5 à pareille époque en 2024.
Aujourd'hui, "le Groupe négocie avec ses créanciers ou contreparties en vue d’assainir sa structure financière. La finalisation de ces mesures de restructuration est attendue d’ici la fin de la saison, en vue notamment des échéances avec les instances footballistiques (DNCG/UEFA)", précise l'OL. En clair, la cure d'austérité est bien enclenchée, mais elle va se poursuivre. Elle repose "notamment sur l’arrivée d’un nouvel actionnaire, la mise en œuvre d’un plan de financement et de restructuration, et le maintien du soutien des principales parties prenantes dans le cadre requis par la DNCG et l’UEFA", conclut le communiqué.
Direct







































