Le Journal du Real
·22 septembre 2026
Mbappé : « Je voulais réaliser mon rêve, jouer pour le Real Madrid »

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·22 septembre 2026

Kylian Mbappé enchaîne décidément les interviews ces dernières semaines. Après RFI, c'est cette fois à The Athletic que l'attaquant du Real Madrid s'est confié, dans un entretien fleuve couvrant de nombreux sujets. L'international français est revenu sur son passage à deux doigts de rejoindre Liverpool durant son adolescence, sur les coulisses de son départ du PSG, ainsi que sur sa relation particulière avec Cristiano Ronaldo, longtemps son idole avant de devenir son ami.
Mbappé s'est aussi une nouvelle fois exprimé sur sa quête du Ballon d'or, mais également sur son record de meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde, sa gestion de la pression médiatique, ainsi que sur les raisons de sa récente signature avec la marque On, après vingt ans passés sous l'égide de Nike.
Sur son doublé consécutif de meilleur buteur du Mondial : « C'est un tel plaisir de le faire deux fois d'affilée. Je ne sais pas si ça s'est déjà produit dans l'histoire du jeu, c'est complètement fou. Ce n'est pas quelque chose auquel je pense avant une compétition. Je suis conditionné uniquement à gagner le tournoi, mais après, bien sûr, quand tout le monde t'arrête dans la rue pour en parler, tu réalises que tu as fait quelque chose de grand. »
Sur sa relation avec Cristiano Ronaldo : « Cristiano Ronaldo était mon idole, maintenant c'est mon ami. J'adore passer du temps avec lui, il me donne des conseils, il me soutient et il sait que je le soutiendrai toujours. »
Sur sa gestion des critiques et de la pression : « Mon objectif quand je sors de chez moi n'est pas de me dire "aujourd'hui, j'espère que tout le monde va m'aimer." Je veux respecter mes valeurs, prendre du plaisir dans ce que je fais et être un homme respectueux. Je peux accepter les critiques et les opinions des gens. Je suis détendu. Je ne prends pas les choses trop personnellement, en positif comme en négatif. Donc c'est assez facile de résister à ce rythme de pression quasi constante. Je rentre chez moi, je ferme la porte, je ferme la fenêtre (rires). »
Sur le fait d'être reconnu partout dans le monde : « Y a-t-il un endroit dans le monde où je ne serais pas reconnu ? Si tu as un endroit, donne-moi le nom, j'adorerais y aller (rires). J'essaie plein de choses. Mais pour l'instant, je n'ai pas trouvé de moyen d'aller quelque part sans que personne ne me reconnaisse. Il faudrait que je change beaucoup de choses. Ma façon de parler, ma façon de marcher, ma façon de m'habiller. C'est un long chemin. Je veux protéger mes proches, moi-même, ma famille, mes amis, ma copine, tout le monde autour de moi. Je ne veux pas trop les exposer. »
Sur la Coupe du monde comme plus grand accomplissement : « Il n'y a pas de plus grand accomplissement que la Coupe du monde. Tu es un gamin, et tu te dis "oui, je veux être là un jour, je veux jouer ce genre de match, ressentir l'adrénaline, l'ambiance." »
Sur le Ballon d'or : « Le Ballon d'or n'est pas une obsession, mais je n'ai pas honte de le dire. Je n'ai pas peur de dire ce que je pense, même si parfois les gens peuvent se dire "qu'est-ce qu'il raconte, ce type ?" Ce n'est pas une honte d'être honnête. Je n'ai jamais dit que j'allais le gagner, mais je pense avoir eu une bonne année. Beaucoup de gens ont dit que j'avais eu une bonne année et m'ont associé à ce trophée, donc on verra. »
Sur l'objectif d'atteindre 100 buts avec l'équipe de France : « Le problème que j'ai, c'est qu'il y a deux gars, Cristiano Ronaldo avec le Portugal et Lionel Messi avec l'Argentine, qui ont montré que c'était possible. Si tu m'avais posé la question avant, je t'aurais dit non. Mais maintenant, ils ont montré la voie. Alors pourquoi pas. »
Sur son record de meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde : « J'ai toujours voulu battre des records et faire en sorte que les gens se souviennent de mon nom. Mais je dois être honnête, je ne m'attendais pas à devenir le meilleur buteur de tous les temps en Coupe du monde, à 27 ans. La Coupe du monde, c'est la compétition des grandes stars, des plus grands joueurs de l'histoire du jeu. Je rêvais de jouer cette compétition, même pas de la gagner, juste d'y jouer, donc c'est complètement fou d'être cet homme-là. Surtout quand celui qui était avant moi s'appelait Lionel Messi... oui, c'est l'histoire. »
Sur Didier Deschamps : « On a fait trois Coupes du monde, deux finales, une demi-finale. C'est une question de détails. Et on n'était pas prêts sur tous les détails pour atteindre la finale du Mondial cette année. Il faut être prêt au bon moment. Quand tu ne l'es pas, quelqu'un d'autre prend ta place. »
Sur le fait d'avoir regardé la finale du Mondial : « Oui, je suis quelqu'un qui accepte sa situation très rapidement. Quand je gagne, je passe au défi suivant, et quand je perds, je dois accepter. Parce que je peux analyser rapidement ce qui s'est passé, et pourquoi. Donc j'ai regardé la finale avec des amis et ma copine, et ça allait. »
Sur sa coupe de cheveux façon Zinédine Zidane, enfant : « À 10 ans ? Allez ! J'étais plus jeune, mais c'est vrai. Tu sais, quand tu es gamin, tu ne réfléchis pas, tu veux ressembler à tes idoles. Ce n'était pas quelque chose de fou dans ma tête, je voulais lui ressembler, mais je ne connaissais pas la vérité (que Zidane perdait ses cheveux). Juste un petit gamin qui voulait ressembler à son héros. »
Sur son joueur préféré étant enfant : « Cristiano Ronaldo, quand il était à Manchester United. »
Sur le fait d'avoir failli rejoindre Liverpool : « C'était quand je jouais à Monaco. Je devais prendre une décision, et oui, j'étais proche de Liverpool. Ma mère était fan de Jürgen Klopp, et sa destination préférée pour moi, c'était Liverpool. Je ne l'ai pas écoutée parce que je voulais jouer dans ma ville, Paris. Je ne voulais pas quitter mon pays avant d'être devenu quelqu'un. Mais oui, ma mère disait toujours : "Liverpool, tu vas y aller, jouer à Anfield, ça va être incroyable pour toi." Je répondais "OK". »
Sur les négociations menées par sa mère avec Liverpool : « Ma mère est allée à Liverpool pour les négociations, elle est allée dans la ville, au stade, elle a rencontré les gens. Elle disait "c'est un club merveilleux, tout le monde est tellement gentil, c'est un club familial, un grand club." Elle est allée à Anfield et elle est tombée amoureuse de l'endroit. Elle a regardé quelques matchs seule, pour ressentir l'ambiance, parce qu'elle voulait m'imaginer là-bas. On parlait tout le temps. Elle me disait : "Pour moi, tu dois aller à Liverpool." Je lui répondais "OK, OK, OK !" parce que Jürgen Klopp était un entraîneur incroyable. »
🚨🗣️ Kylian Mbappé sur le fait d’avoir failli rejoindre Liverpool : « C’était pendant que je jouais à Monaco. Je devais prendre une décision, et oui, j’étais proche de Liverpool. Ma mère était fan de Jürgen Klopp et sa destination préférée pour moi était Liverpool. Je ne l’ai Show more
Sur le secret entourant ces discussions avec Liverpool : « Je me souviens qu'on était dans l'avion, et on tournait en rond dans les airs pendant qu'il m'expliquait son projet. Je lui ai dit : tu n'as pas besoin de me convaincre. Tu es Jürgen Klopp, c'est Liverpool, un grand club, donc bien sûr que si je suis là, j'ai un certain intérêt. Mais j'ai d'autres choses, d'autres projets, qui sont bons aussi. Je lui ai dit : quelle que soit la décision que je prends, ce sera une bonne décision, parce qu'on parle de certains des plus grands clubs du monde. »
Sur d'éventuels regrets en voyant le PSG remporter deux Ligues des champions consécutives : « Ça pourrait ! (sourire) Mais non. J'étais arrivé à la fin d'une ère. J'ai fait sept ans là-bas. On a eu une finale, des demi-finales, des quarts de finale. Mais c'était le moment de partir, et eux sont passés à autre chose. Ils ont acheté six ou sept joueurs et ont tout changé. Félicitations à eux. Mais quand j'ai pris la décision de quitter le PSG, mon temps était écoulé. J'ai fait tout ce que je pouvais pour eux, et je pense que j'ai fait du bon travail. Mais je voulais réaliser mon rêve, jouer pour le Real Madrid, et à 25 ans, c'était le bon moment. »
Sur ses valeurs personnelles et sa franchise : « Chacun a ses propres valeurs et sa propre mentalité. Moi, je suis quelqu'un qui n'a pas peur de parler. Quand je pense être dans la bonne direction et que c'est la bonne chose à faire, j'y vais. Bien sûr, je réfléchis avant à comment je vais le dire, à la construction de ce que je vais dire, mais je veux y aller. Je n'ai aucun problème avec ça. C'est l'histoire de ma carrière et l'histoire de ma vie. C'est moi. Et je n'essaierai pas d'être quelqu'un d'autre, parce que c'est trop difficile. Je n'ai pas le temps d'être quelqu'un d'autre. »
Sur son histoire avec Nike et son nouveau partenariat avec On : « J'ai eu une histoire incroyable avec Nike. Je peux seulement les remercier, parce qu'ils m'ont fait confiance quand j'avais huit ans. J'ai réalisé beaucoup de mes rêves avec Nike, d'un gamin à une superstar mondiale. Mais je voulais quelque chose de différent, parce que j'ai changé en tant que personne, en tant qu'homme, et j'ai des objectifs et une vision différents. C'est nouveau pour eux (On), d'entrer dans le football, et je voulais faire partie de ça dès le début, pour construire un héritage. »