Juventus-FR.com
·21 septembre 2026
Même après deux victoires convaincantes, Spalletti voit encore un défaut précis

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Huit buts marqués, aucun encaissé et deux victoires en l’espace de quelques jours. Après le 5-0 contre le NEC puis le 2-0 face à l’Atalanta, Luciano Spalletti aurait toutes les raisons de considérer que la Juventus a définitivement tourné la page de sa défaite à Sassuolo. Le technicien italien préfère pourtant regarder ce qui manque encore. Et son principal reproche concerne désormais la manière dont son équipe construit ses attaques depuis l’arrière.
Après la rencontre contre l’Atalanta, l’entraîneur a immédiatement identifié sa prochaine marge de progression. « Nous pouvons encore faire des progrès dans la construction », a expliqué Spalletti sur Sky. Il estime notamment que la Juventus a laissé passer plusieurs situations dans lesquelles elle aurait pu punir davantage son adversaire : « Plusieurs fois, nous aurions pu faire mal parce que les espaces et les situations s’étaient présentés. »
Ce constat est intéressant car il intervient après deux prestations globalement maîtrisées. Contre le NEC, la Juve avait volontairement attiré le pressing adverse avant d’attaquer les espaces. Face à l’Atalanta, elle a de nouveau su rester compacte et limiter les situations dangereuses. L’équilibre défensif semble donc avoir progressé plus vite que la première relance.
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Spalletti veut maintenant que son équipe sache mieux reconnaître le moment où elle peut casser le pressing. Douglas Luiz occupe une place centrale dans cette évolution. Le Brésilien doit offrir la première solution devant la défense, mais également accélérer suffisamment le jeu lorsque l’adversaire libère un espace plus haut.
Le problème n’est donc pas nécessairement de conserver davantage le ballon. Il consiste surtout à mieux exploiter ce qui apparaît après avoir attiré l’adversaire. Une passe trop lente, un contrôle supplémentaire ou une mauvaise orientation peuvent suffire à refermer une situation qui semblait favorable quelques secondes auparavant.
Cette exigence montre surtout combien le regard de Spalletti a déjà changé depuis Sassuolo. La défaite 3-2 avait laissé, selon ses propres mots, « quelques difficultés et quelques doutes ». Deux victoires plus tard, la question n’est plus seulement de retrouver de la solidité. La Juventus doit désormais apprendre à transformer cette stabilité en véritable maîtrise.
Les deux derniers résultats ont donc réglé une partie du problème. Pas tout. Spalletti a retrouvé une équipe capable de rester en place ; il veut maintenant une Juventus capable de comprendre beaucoup plus vite comment faire mal lorsqu’un espace s’ouvre devant elle.