CoeurMarseillais
·7 août 2026
Mercato OM : L’OM revoit ses exigences à la baisse pour Pierre-Emile Hojbjerg

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·7 août 2026

Il y a des négociations qui s’enlisent, et il y a des négociations qu’on débloque à coups de rabais. Marseille vient visiblement de choisir la seconde option pour Pierre-Emile Højbjerg. Le dossier semblait mort depuis que le club stambouliote avait tourné le dos à une exigence phocéenne jugée déraisonnable, autour de 20 millions d’euros pour un joueur en fin de cycle sur la Canebière. Il aura suffi d’un geste commercial spectaculaire pour que Besiktas reprenne le combiné.
Diviser par deux le prix d’un joueur du jour au lendemain, ce n’est jamais un hasard de calendrier, c’est un aveu. L’OM n’a plus le luxe d’attendre le bon acheteur, il a besoin du premier acheteur venu. Selon les informations du média turc Sok Gazetesi, l’entourage du Danois aurait transmis la nouvelle offre aux dirigeants turcs le jour même de l’anniversaire de leur joueur, un symbole presque trop appuyé pour ne pas y voir une volonté d’accélérer le tempo. Dix millions d’euros, c’est un tarif qui change tout : celui d’un joueur qu’on solde, pas d’un cadre qu’on valorise.
Sur le papier turc, l’équation redevient séduisante. Vécu au plus haut niveau, capacité à verrouiller l’entrejeu comme à relayer devant la défense, gros volume de jeu : Besiktas coche les cases qu’il cherchait pour muscler son milieu. Mais le club stambouliote ne se jette pas tête baissée dans l’opération pour autant, et cette prudence en dit long. Davide Frattesi reste la priorité affichée, même si l’Italien évolue plus haut sur le terrain, une manière de rappeler que Højbjerg est une option de repli à bon compte, pas un coup de cœur.
Pour Marseille, l’urgence n’est de toute façon plus tactique mais comptable. Se séparer de son plus gros salaire tout en engrangeant une indemnité, même modeste, coche à la fois la case sportive et la case DNCG. Reste à savoir si Besiktas se laissera vraiment tenter à ce prix, ou si l’OM aura simplement révélé, en baissant ainsi le rideau, l’ampleur de sa contrainte financière sans convaincre personne d’en profiter.
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