Olympique-et-Lyonnais
·9 septembre 2026
Mercato : Paulo Fonseca, un sujet qui va rythmer la saison de l'OL

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Pour l'instant, ce n'est pas le moment d'en parler. Et on peut comprendre les deux camps concernés, puisque la saison vient à peine de s'ouvrir. Pourtant, il va falloir régler la question à un moment ou à un autre. Paulo Fonseca voit son bail se terminer en juin 2027. Avec quelle suite ? Pour l'instant, chacun avance match après match en attendant "la bonne période pour parler publiquement", comme l'a expliqué le Lusitanien le 28 août.
Interrogé sur son envie de rester ou non au-delà de 2026-2027, il avait botté en touche. "Je ne sais pas. Nous sommes proches (avec la direction). Mon futur n'est pas important maintenant. J’ai un contrat et je suis ici pour réaliser un bon exercice." Effectivement, les résultats à venir entreront largement en ligne de compte, déjà pour l'Olympique lyonnais, dans la suite ou non du projet Fonseca. Sixième puis quatrième de Ligue 1, son équipe a manqué de peu les retrouvailles avec la Ligue des champions en chutant contre Fenerbahçe fin août.
Un accroc qui pèse dans le bilan de l'ancien coach de Lille et de l'AC Milan. Mais de l'autre côté, et comme l'a rappelé Matthieu Louis-Jean lundi, "notre classement de la saison dernière est le meilleur des six dernières années (depuis 2020-2021)." Du bon, du moins bon, une communication qui peut parfois surprendre, voire agacer, c'est tout cela Paulo Fonseca depuis presque 600 jours qu'il est à la tête de l'équipe.
Aujourd'hui, le Portugais a le plus long mandat depuis Bruno Genesio (janvier 2016-juin 2019), ce qui n'est pas rien lorsqu'on connaît les soubresauts et les nombreux bouleversements qui ont émaillé le club depuis plus de sept ans. "On essaie de créer une certaine continuité et stabilité à la direction. Je suis ravi de travailler ici avec toutes les personnes qui m'entourent. Bien sûr, l'objectif était de poursuivre avec Paulo, a admis le directeur sportif. Mais on a toujours dit qu'on en discuterait au bon moment, que ce soit pour lui ou pour nous."
Ce sera aussi une question financière, car selon les dernières estimations parues au printemps 2026, il serait le deuxième coach le mieux rémunéré du championnat. D'où sûrement la petite blague de Michael Gerlinger en début de semaine. "Il demandera peut-être 1000 euros par mois, et j'en serai très content", a glissé le directeur général, provoquant les rires dans l'assemblée. Ce serait en dessous du salaire minimum, mais au-delà de la boutade, cela veut bien dire qu'il faudra justifier de tels émoluments dans les prochains mois s'il doit rempiler à l'OL.
Et puis, il ne faudra pas oublier les potentielles opportunités de marché, pour l'une comme pour l'autre des parties. "C'est quelqu'un d'expérimenté qui connaît sa valeur. Nous aussi. Il faut que ce soit une idée partagée. Je pense qu'il se plaît ici, et je suis satisfait de son travail. Le but est d'être encore meilleur. Je pense qu'on est dans la bonne voie", a affirmé Matthieu Louis-Jean. Le timing des négociations aura par ailleurs son importance. "Cela dépendra de notre classement lorsqu'on échange avec lui, pour l'instant, nous n'en avons pas encore parlé, a assuré Michael Gerlinger. On est dans un groupe familial, on s'apprécie, donc la discussion va venir."
Sans dire que ce sujet occupera l'espace médiatique quotidiennement, il sera un fil rouge majeur de l'exercice 2026-2027. Le choix final impactera énormément de choses dans la reconstruction de l'Olympique lyonnais.







































