Olympique-et-Lyonnais
·20 février 2026
Moins de talent, mais plus de gnaque… la recette gagnante de l’OL

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·20 février 2026

C’est l’histoire d’un club à qui l’on promettait l’enfer. Plus qu’une promesse, l’acte avait été écrit noir sur blanc dans un communiqué publié le 24 juin 2025. Le club septuple champion de France de suite dans les années 2000 allait devoir évoluer en Ligue 2 en 2025-2026, voire pire suivant l’état global des finances. Au début de l'été, l’OL a clairement touché le fond et sans une intervention, non pas divine mais financière, de Michele Kang et de certains actionnaires, les supporters pleureraient sûrement sur les cendres d’un club qui fêtait ses 75 ans l’an dernier. En huit mois, tout a changé, et positivement, aussi surprenant que cela puisse paraitre. En mort clinique, l’OL a plus que retrouvé des couleurs sous la coupe de la nouvelle direction. Il est redevenu un club qui compte dans le paysage français avec le sportif de nouveau au centre de l’attention et des discussions.
Qui aurait pu miser là-dessus quand John Textor était obligé de vendre Rayan Cherki pour combler un déficit bien plus gros qu’il n’y paraissait ? Quand Alexandre Lacazette faisait ses adieux au Parc OL, son salaire trop conséquent empêchant en grande partie de continuer l’aventure ? Ou tout simplement qu’à deux jours de la fin du mercato estival, Georges Mikautadze, censé être l’attaquant vedette de cette saison, a mis les voiles, là encore pour combler un trou financier ? Personne. Si les joueurs assurent avoir eu de hautes ambitions depuis le début, ils n’auraient certainement jamais imaginé être troisièmes de Ligue 1 avec onze longueurs d’avance sur le cinquième, avoir fini premiers de la phase de ligue en Ligue Europa.
Pourtant, à l’image de l’hommage rendu à Mikautadze à son départ, ce groupe a traversé les secousses avec une vraie entraide. Un état d’esprit qui fait déplacer des montagnes, que tous les observateurs pensaient bien trop hautes pour une formation en manque de stars. "Avec Moussa (Niakhaté), Coco (Tolisso), Clinton (Mata) et Nico (Tagliafico), nous avons des cadres exceptionnels, a souligné Paulo Fonseca dans l'entretien accordé à Olympique-et-Lyonnais. Nous avons réussi à créer une vraie famille, que ce soit dans le groupe ou avec les supporters. Ils voient que cette équipe ne triche pas et c’est donc plus facile de se connecter avec eux."
Depuis maintenant plusieurs semaines, la communion en fin de match est telle que cela devient un moment fort de chaque sortie de l’OL. La série de treize victoires de suite aide forcément à créer ce sentiment d’unité. Mais comme l’a rappelé Paulo Fonseca, le groupe lyonnais n’est pas du genre à tricher sur le terrain. Quand certaines attitudes en dilettante étaient pointées du doigt ces dernières saisons, l’OL a retrouvé une identité depuis l’été dernier, à tous les niveaux. Dans un "climat bien plus serein et apaisé", comme souligné par Corentin Tolisso, Paulo Fonseca a pu mettre en place sa philosophie et son discours dans un vestiaire où se mélangent les nationalités, mais aussi les joueurs presque tous aussi inconnus les uns que les autres au moment de leur arrivée.
Certainement, le plus gros fait d’armes du coach portugais, mais aussi de la cellule de recrutement chapeautée par Matthieu Louis-Jean et Benjamin Charier. "Ce que je regarde d'abord, c'est le courage des joueurs. C’est une caractéristique qui nous parle à Matthieu, Ben et moi. C’est très important quand nous voulons un joueur de voir quel est son caractère, son état d’esprit." Avec Pavel Sulc, Afonso Moreira ou encore Tyler Morton, l’OL a visé juste. Le talent collectif est peut-être moindre qu’il y a un an, mais la force de caractère a, elle, assurément fait un grand bond en avant.









































