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·9 juin 2026
Mondial 2026, les scandales s’accumulent avant même le coup d’envoi

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·9 juin 2026

La sélection sénégalaise a été la première à faire les frais de la rigueur américaine à son arrivée sur le sol américain. Des images montrant les joueurs soumis à des fouilles approfondies directement sur le tarmac ont provoqué une vague d’indignation mondiale. Pour beaucoup d’observateurs, ces images résument à elles seules le fossé entre les promesses d’un accueil équitable pour toutes les nations et la réalité vécue par certaines délégations à leur arrivée.
Un joueur irakien a lui aussi été retenu et interrogé pendant sept heures à son arrivée aux États-Unis, tandis qu’un photographe accrédité a été expulsé du territoire sans aucune explication officielle. La liste des incidents s’allonge de jour en jour, au point que plusieurs fédérations africaines et asiatiques ont officiellement saisi la FIFA pour dénoncer ces traitements. L’instance mondiale, pour l’heure, botte en touche en rappelant qu’elle n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte.
L’un des épisodes les plus choquants concerne Omar Artan, arbitre somalien désigné pour officier lors de ce Mondial. Titulaire d’un passeport diplomatique et d’un visa américain à entrées multiples valide, il s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain à son arrivée, sans explication cohérente de la part des autorités. La FIFA a confirmé qu’il ne pourrait ni s’entraîner ni officier lors de la compétition, et l’arbitre se trouvait à Istanbul dans l’attente d’un vol retour vers Mogadiscio. Un cas qui illustre crûment l’impuissance de la FIFA face aux décisions souveraines des autorités américaines.
Du côté de l’Iran, le tableau est tout aussi sombre. À moins de trois jours du coup d’envoi, l’intégralité des billets attribués à la fédération iranienne a été retirée par les autorités américaines. Concrètement, aucun supporter iranien ne pourra assister aux matchs de sa sélection dans les stades américains. Une décision qui s’inscrit dans la longue liste des tensions diplomatiques entre Washington et Téhéran, mais qui frappe en plein cœur l’esprit de fraternité censé caractériser la Coupe du Monde.
Face à l’accumulation de scandales, les critiques envers la FIFA se font de plus en plus virulentes. Avant même le premier coup de sifflet, l’instance mondiale est accusée d’avoir accordé l’organisation de ce Mondial à un pays incapable de garantir un accueil digne et équitable à toutes les nations participantes. La liste des pays blacklistés publiée bien avant le tournoi, comprenant plusieurs nations qualifiées comme Haïti, l’Iran, le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, avait pourtant sonné comme un premier avertissement que la FIFA avait choisi d’ignorer.
Gianni Infantino, qui avait multiplié les assurances sur l’égalité de traitement de toutes les délégations, se retrouve dans une position particulièrement inconfortable. Le message envoyé au monde entier, à quelques heures du coup d’envoi d’un Mondial censé célébrer le football universel, est désastreux. Pour des millions de supporters et de joueurs venus des quatre coins du globe, ces incidents laissent une cicatrice qui risque de marquer durablement l’image de cette édition 2026.







































