Mondial 2030 : vers un retrait de l'Espagne ? Les coulisses explosives d'une candidature qui déraille ! | OneFootball

Mondial 2030 : vers un retrait de l'Espagne ? Les coulisses explosives d'une candidature qui déraille ! | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: OnzeMondial

OnzeMondial

·11 août 2026

Mondial 2030 : vers un retrait de l'Espagne ? Les coulisses explosives d'une candidature qui déraille !

Image de l'article :Mondial 2030 : vers un retrait de l'Espagne ? Les coulisses explosives d'une candidature qui déraille !

Il n'a plus aucune fonction officielle, mais il n'a rien perdu de son franc-parler. Dans un entretien à Marca, Luis Rubiales, ex-président de la Fédération espagnole, est revenu longuement sur les coulisses de la candidature de l'Espagne à l'organisation du Mondial 2030. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'a épargné personne.

Écarté du football institutionnel depuis sa condamnation pour agression sexuelle, à la suite du baiser forcé imposé à la joueuse Jenni Hermoso lors de la finale du Mondial féminin 2023, Luis Rubiales n'occupe plus aucune fonction officielle. Mais l'ancien président de la Fédération espagnole (RFEF), qui a dirigé le football national de 2018 à 2023, n'a rien perdu de son franc-parler. Dans un long entretien accordé à Marca, il est revenu sans détour sur les coulisses de la candidature de l'Espagne à l'organisation du Mondial 2030, livrant sa version de la manière dont le projet initial aurait, selon lui, déraillé. Et dans cet exercice de règlement de comptes, il n'a épargné personne.


Vidéos OneFootball


Selon lui, ce plan initial a volé en éclats. Rubiales pointe directement une réunion entre le président de la Fifa, Gianni Infantino, et le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, à l'issue de laquelle l'Uruguay, le Paraguay et l'Argentine ont été intégrés à l'organisation pour y accueillir les matchs inauguraux du centenaire. Une décision qui a coûté à l'Espagne son match d'ouverture, un préjudice que l'ancien patron du football espagnol juge « irréparable » et dont il tient Infantino et Sánchez pour responsables, accusant le second d'avoir agi par pur « goût du protagonisme ».

Une menace de retrait

L'accusation la plus retentissante concerne la finale. D'après Rubiales, un accord existait pour que le dernier match du Mondial se tienne au Santiago Bernabéu de Madrid, avant que le changement de cap ne laisse la porte ouverte au Maroc, qui pousse désormais pour l'accueillir dans son futur stade géant de Casablanca. Or, pour l'ancien dirigeant, la ligne rouge est là : si la finale devait échapper à l'Espagne au profit du sol africain, le pays devrait selon lui se retirer purement et simplement de l'organisation. « L'Espagne est la locomotive de ce projet », martèle-t-il, estimant que la nation championne du monde en titre ne peut se contenter d'un rôle secondaire.

Ces déclarations interviennent dans un climat particulièrement tendu. Sur fond de tensions diplomatiques entre Madrid et Rabat, plusieurs voix politiques en Espagne réclament ces derniers jours l'exclusion du Maroc comme pays hôte. Interrogé sur un possible risque pour la finale espagnole, Rubiales s'est gardé de tout pronostic, tout en jugeant que la question était « en discussion ». Reste que ses propos, aussi tranchés soient-ils, émanent d'un homme aujourd'hui éloigné des instances, et dont la parole est loin de faire l'unanimité. À la Fifa comme à la Fédération espagnole, personne n'a pour l'heure réagi.

Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.

À propos de Publisher