Le Journal du Real
·18 août 2026
Mourinho a-t-il trouvé son Özil avec Arda Güler ?

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·18 août 2026

Alors que les néons du stade s’allument pour le duel contre l’Espanyol, le Real Madrid voit émerger Arda Güler comme le candidat idéal au poste de numéro 10, un choix dicté par le calendrier estival et l’absence prolongée de Jude Bellingham, qui n’a repris l’entraînement qu’il y a une semaine.
Selon Marca, c’est bien Arda Güler qui devrait débuter au poste de numéro 10 pour la première journée de Liga, samedi 22 août face à l’Espanyol. Ce statut, le Turc le doit en grande partie au calendrier estival et à la situation de son principal concurrent à ce poste.
Jude Bellingham a en effet été le dernier joueur de l’effectif à reprendre l’entraînement après la Coupe du monde. Résultat, il n’a disputé que 29 minutes durant toute la présaison, lors du dernier match amical face au Schalke 04. Un temps de jeu largement insuffisant pour prétendre à une place de titulaire dès le premier match officiel de la saison.
Güler, à l’inverse, a pu peaufiner ses automatismes tout au long de l’été, engrangeant minutes et repères précieux à quelques jours du coup d’envoi. Une occasion en or pour le Turc de s’installer durablement dans le onze, à condition d’enchaîner les performances convaincantes une fois la Liga lancée.
🚨 JUST IN: Arda Güler will very likely START as the 10 in La Liga’s opener vs Espanyol. @marca 🇹🇷
Sur l’ensemble de la présaison, Arda est sans doute le joueur qui a le plus marqué les esprits, à commencer par sa prestation XXL contre le Ferencváros. Ce jour-là, le Turc avait été le seul joueur de champ à disputer l’intégralité de la rencontre, remportant 10 de ses 13 duels et délivrant 4 passes clés, pour 90% de passes réussies au total. Il aurait même pu se montrer décisif à plusieurs reprises, multipliant les munitions pour ses coéquipiers sans toujours trouver preneur.
Il a récidivé face à Schalke 04, cette fois en délivrant le corner transformé de la tête par Dean Huijsen pour le deuxième but madrilène. À plusieurs reprises durant cette rencontre, il a su lancer Kylian Mbappé et Vinícius Júnior dans la profondeur, confirmant sa capacité à trouver les attaquants dès qu’il touche la balle. Un rendement qui tranche nettement avec la saison dernière, où il alternait le meilleur et le pire au gré des matchs et des entraîneurs.
Au-delà des statistiques de la présaison, c’est bien cette qualité de dernière passe qui distingue Güler du reste de l’effectif madrilène. La saison dernière déjà, il avait délivré 9 passes décisives à Kylian Mbappé, toutes compétitions confondues. Du haut de ses 21 ans, il possède la capacité de transformer une simple récupération en occasion nette pour ses attaquants.
Par son profil et par ses origines, ce Güler ravive chez de nombreux supporters le souvenir de Mesut Özil. L’Allemand était arrivé en 2010 sans étiquette de star, avant de devenir l’une des pièces maîtresses de l’équipe qui avait enchaîné trois demi-finales consécutives de Ligue des champions sous les ordres de « Mou ». Un pied gauche soyeux, un art similaire de trouver la faille entre les lignes. Le parallèle, loin de peser sur les épaules du jeune Turc, nourrit plutôt l’espoir de le voir suivre une trajectoire similaire.
L’analyse devient encore plus intéressante lorsqu’on pense à la concurrence directe entre Güler et Bellingham au poste de meneur de jeu. En 2023/24, Carlo Ancelotti confiait que Jude Bellingham lui rappelait Kaká. Ironie du sort, lors de son premier passage, José Mourinho avait déjà eu dans son effectif un spécialiste de la dernière passe, Mesut Özil et un joueur plus complet, doté d’une physicalité et d’un instinct de buteur supérieurs, Kaká.
Les blessures du Brésilien n’ont pas aidé, mais il est clair que le style de jeu du Real Madrid entre 2010 et 2013 mettait bien davantage en valeur les qualités de passeur d’Özil. C’est finalement l’Allemand qui a eu le dernier mot. Pourtant, selon AS, c’est bien Bellingham qui serait aujourd’hui privilégié par Mourinho pour occuper le poste de numéro 10 sur l’ensemble de la saison.
Il existe toutefois un angle mort à cette histoire. Entre 2010 et 2013, Özil et Kaká avaient débuté 20 matchs ensemble, pour 16 victoires, 4 matchs nuls et 0 défaite, souvent avec l’Allemand replacé sur l’aile droite. Au fil de la saison, le Special One pourrait donc tenter de faire cohabiter ces deux profils, que ce soit avec Bellingham repositionné plus bas, Güler sur la droite, ou via un changement de dispositif.
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