Mourinho et le nouveau code du vestiaire madrilène | OneFootball

Mourinho et le nouveau code du vestiaire madrilène | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Le Journal du Real

Le Journal du Real

·15 août 2026

Mourinho et le nouveau code du vestiaire madrilène

Image de l'article :Mourinho et le nouveau code du vestiaire madrilène

La saison 2025/26 restera dans les mémoires madrilènes comme celle où les entraîneurs avaient perdu la main. Ce n’était plus eux qui dictaient le tempo, mais bien les stars du vestiaire. Pour José Mourinho, il s'agissait d'une de ses plus grosses missions à son retour au club en juin dernier.

En octobre, Vinícius Júnior avait réagi avec colère à son remplacement lors du premier Clásico de la saison. Selon The Athletic, il avait ensuite confié directement à Florentino Pérez qu’il ne voyait pas l’intérêt de prolonger tant que Xabi Alonso resterait entraîneur. L’histoire se terminera en janvier, avec le limogeage du technicien basque.


Vidéos OneFootball


Son successeur, Álvaro Arbeloa, n’a pas eu plus de chance sur ce terrain-là. En mai, Kylian Mbappé avait publiquement affirmé que son entraîneur le considérait comme son “quatrième attaquant”, après avoir été laissé sur le banc contre Oviedo. Arbeloa avait dû répliquer en conférence de presse : “C'est moi qui décide qui joue, peu importe les noms”. Une phrase qui sonnait presque comme un aveu d’impuissance face au pouvoir réel des joueurs.

C’est dans ce contexte que Florentino Pérez a fait revenir José Mourinho cet été, l’entraîneur en qui il place le plus de confiance pour restaurer un vrai rapport de force. Trois mois plus tard, le constat est sans appel. Le pouvoir a bel et bien changé de camp.

  1. À lire aussi : Trent au milieu, la solution du Real Madrid après l’échec Rodri ?

Un cadre strict imposé dès l’arrivée

Ce basculement ne doit rien au hasard. Selon AS, le technicien portugais avait posé deux conditions précises avant même de signer. Il souhaitait déjà voir les hiérarchies sportives pleinement respectées, du vestiaire jusqu’aux dirigeants, et disposer d’une vraie voix sur le recrutement.

Sur le premier point, l’application est immédiate. Le Special One a instauré tout un nouvel ordre dès son arrivée à Valdebebas. Un focus strict sur la nutrition, la récupération physique, la ponctualité, ainsi que des repas obligatoires pris en groupe pour ressouder le vestiaire. Les séances d’entraînement doubles, elles, sont devenues la norme plutôt que l’exception.

Le Portugais décide de tout à la Ciudad Real Madrid et ne veut rien laisser au hasard. Si l’un de ces choix venait à être contesté en interne, il devrait avoir le soutien plein et entier du président.

La preuve par le recrutement

Sur le volet recrutement, la promesse a également été tenue. Fabrizio Romano en apporte régulièrement la preuve dans ses “here we go”. Pour Bernardo Silva, le journaliste italien précisait que “Mourinho voulait le joueur”. Même mention pour Marc Cucurella, personnellement choisi par le technicien pour son couloir gauche, ou pour Yan Diomandé, présenté comme une demande directe de l’ancien entraîneur de Chelsea et de l’Inter.

Le dossier Vinícius Júnior illustre également cette influence. Sa prolongation, bouclée après dix-huit mois de tensions, doit beaucoup à la relation personnelle nouée avec José Mourinho depuis son arrivée. Même logique du côté de Thiago Pitarch, dont le départ vers Fulham semblait acté avant que le club ne décide finalement de le conserver, un choix largement porté par le Portugais lui-même.

🚨 José Mourinho was KEY for Vinicius Jr’s renewal and Thiago Pitarch staying at Real Madrid. The club wanted to listen to his requests. @diarioas

6.0KReplyCopy link

Le Real Madrid à l'heure de la modernité

Au-delà des dossiers concrets, ce basculement s’inscrit surtout dans une évolution plus large. Depuis plusieurs saisons, le Real Madrid vivait dans une ère où les joueurs restaient le véritable centre du projet. Cette philosophie a atteint son paroxysme lors du second mandat de Carlo Ancelotti et elle a plutôt bien fonctionné, en quatre saisons, le club a soulevé deux fois la Ligue des champions.

Reste que la modernité du football pousse aujourd’hui vers un tout autre modèle. Chez les plus grandes équipes du continent, c’est désormais l’entraîneur qui occupe le centre du projet sportif. Mikel Arteta à Arsenal, Luis Enrique au Paris Saint-Germain, Vincent Kompany au Bayern Munich. Dans ces trois clubs, l’élément le plus déterminant reste bien la figure du technicien.

Mourinho pourrait justement être celui capable d’imposer cette bascule à Madrid, lui qui n’a jamais caché son goût pour le contrôle total de son projet, que ce soit à Chelsea, à l’Inter ou lors de son premier passage madrilène. Reste que ce pouvoir tout juste retrouvé n’a rien d’acquis sur la durée. Ce sera l’un des points les plus sensibles à surveiller au fil de la saison, notamment au premier signe de doute sportif.

À propos de Publisher