Le Journal du Real
·25 août 2026
Mourinho : « Je ne veux pas d'accueil spécial du Bernabéu »

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·25 août 2026

Un grand défi attend José Mourinho. Celui de reconquérir un stade qui n'a pas hésité à siffler les joueurs du Real Madrid plusieurs fois la saison dernière. Après une victoire dans le money time face à l'Espanyol, l'objectif est clair pour les Madrilènes. Ne pas lâcher de points aussi tôt dans la saison. Les Merengues disputeront demain leur deuxième rencontre de championnat face à une Real Sociedad qui voudra se racheter après une défaite 1-0 contre le Real Betis. Le Special One s'est présenté devant la presse ce mardi matin, afin de répondre aux questions des journalistes présents à Valdebebas.
Sur la manière dont il voit son équipe : « Chaque point compte et chaque point perdu compte aussi énormément. L’objectif, c’est de gagner, en respectant une équipe qui a une identité et de la qualité, et qui va sûrement nous donner un match difficile. Contre l’Espanyol, on a beaucoup senti le soutien de leur public et au Bernabéu, on espère aussi recevoir cette même affection. Ce que j’attends de mes joueurs, c’est qu’ils aient cette envie de vouloir gagner le match, cette résilience pour tenir dans les moments difficiles, et que le public voie ce genre de mentalité, pour que le Bernabéu devienne encore plus fort. »
Sur la gestion de la charge de travail : « Il faut bien gérer cette question, ne pas en faire trop, ni pas assez. Cucurella, par exemple, je lui ai donné 30 minutes. Je mélange ma propre vision avec les données et avec ce que me disent les joueurs, la connaissance que chacun a de lui-même. »
Sur l’accueil que va lui réserver le Bernabéu : « Je ne veux pas que le Bernabéu me réserve un accueil spécial, je veux que le Bernabéu accueille son équipe pour ce qu’elle est. L’année dernière a été une saison compliquée, mais j’espère qu’on repart de zéro. Ce n’est pas vraiment de zéro, parce que je crois que les gens ont le sentiment qu’on fait du bon travail. Moi, je ne suis pas important, je suis parfaitement capable de contrôler mes émotions et de jouer un match normal, qui ne l’est pas vraiment puisqu’il y a trois points en jeu et qu’il faut les gagner. J’aimerais que l’équipe ressente quelque chose de différent de ce qu’elle a ressenti la saison dernière. »
Sur l’arbitrage et son impact sur Vinícius Júnior : « Je peux te dire qu’en dehors de l’Espagne, dans la façon dont on a joué en présaison, la différence de traitement envers Vini par rapport aux autres joueurs est évidente. Je ne parle pas de Lamine, je parle de manière générale. Quand les adversaires sentent qu’ils peuvent l'agresser, ils le font. C’est comme les petits enfants, ils vont jusqu’où tu les laisses aller. Les joueurs, c’est pareil. Si tu leur permets de donner des coups de pied, ils le feront. »
Sur son changement de perspective depuis Benfica : « Comme je le disais l’autre jour, quand j’étais entraîneur de Benfica, le Real Madrid ne m’intéressait pas. Dans ce cas-ci, j’essaie que Vini ait plus de contrôle émotionnel, mais en même temps, le match commence et à la troisième minute, on lui fait une agression qui mérite une expulsion. »
Sur l’arbitrage du dernier match : « D’un point de vue technique, l’arbitre a été très bon lors du dernier match. Je comprends les arbitres et avant chaque match, j’ai toujours confiance en l’arbitre. Après le match, il peut y avoir des choses qui ne me plaisent pas. Mais je ne pense pas qu’il existe aujourd’hui, en Espagne, des arbitres amis avec Negreira. Je suis totalement du côté de l’honnêteté des arbitres espagnols. Les arbitres peuvent influencer le résultat, ça peut arriver. »
🚨 Jose Mourinho : « Je fais toujours confiance à l’arbitre avant chaque match. Je ne pense pas qu’il y ait aujourd’hui en Espagne un arbitre qui soit un ami de Negreira ou qui lui ait rendu un service et le lui doive. »
Sur la relation de Vinícius avec le public adverse : « La réaction normale du public, on peut la contrôler. La relation de Vinícius avec les tribunes adverses peut s’améliorer. Mais les coups de pied, les insultes, les agressions, ça relève de l’arbitre. Il faut que justice soit faite. Si moi on me donnait un coup de pied, avec ma personnalité… C’est à l'arbitre de protéger les joueurs et le jeu. On peut travailler sa relation avec les adversaires. »
Sur son état d’esprit personnel : « Je me sens plus tranquille depuis des années, avec plus de contrôle sur mes émotions. Mais ce n’est pas quelque chose de nouveau. Maintenant, je vais affronter des situations de difficulté ou de frustration qui vont arriver, parce qu’on n’a pas encore perdu. Je n’aime pas la paresse, j’aime les gens qui travaillent pour le Real Madrid. Pour l’instant, je n’ai vu aucune paresse, tout le monde donne tout. Et tout le monde me protège de mon côté sombre. Je me sens bien comme ça. »
Sur le mercato : « C’est encore ouvert, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Pour l’instant, il ne se passe rien, mais le président ou José Ángel peuvent m’appeler pour me dire qu’il y a une offre pour l’un d’eux. Pour moi, l’effectif est au complet. J’aimerais garder cet effectif pour cette saison. »
Sur la gestion du trident offensif : « Le plus compliqué, c’est quand tu n’as pas de joueurs de très haut niveau. Ça m’est arrivé dans d’autres clubs. Ici, non. Je veux les trois, Mbappé, Bellingham, Vinícius. C’est moi qui suis là pour prendre les décisions. »
Sur le poste de Valverde : « Je n’aime pas quand on le fait jouer latéral droit. Ça lui est arrivé avec sa sélection, ou par le passé. Pour moi, c’est un joueur du milieu de terrain. Il peut être plus positionnel, ou plus mobile. Les équipes doivent avoir des solutions. Un latéral est un latéral, mais aujourd’hui il peut être ailier. Ou comme Trent, qui peut jouer à l’intérieur. Je ne veux pas leur coller un numéro, les choses se diluent pendant les matchs. »
Sur la cohabitation Espí-Mbappé : « On peut les voir ensemble, ou avec Endrick. Carlos a un profil différent, il était parfait pour la façon dont se déroulait le match contre l’Espanyol. J’ai pensé que Carlos pouvait être important à ce moment-là, pour asphyxier l’adversaire. »
Sur l'absence de Tchouaméni : « Il a beaucoup souffert au Mondial, on souffre toujours au Mondial. Il a tout risqué. Il a joué les demi-finales à fond. Il a un problème, le joueur veut jouer et aurait pu continuer, mais on pense qu’il doit commencer la saison à 100%. On a décidé avec lui et avec le staff qu’il patiente, pour qu’il revienne une semaine ou deux plus tard, mais à 100%. »
Sur la blessure d'Endrick : « Il a une tendinite, c’est une question de prévention. C’est un joueur que j’aime beaucoup et qui a reçu de nombreux contacts de clubs, aussi bien pour un prêt qu’une vente. Je n’ai pas voulu, parce que j’aime le joueur, il me plaît et il a un talent important. Je ne suis pas sûr qu’il pourra être sélectionné pour la première convocation avec le Brésil, mais comme Carlo est un grand ami à moi, il m’appellera directement pour savoir comment il va. »
Sur la densité du calendrier de Liga : « Je remercie la Liga d’avoir eu le bon sens de repousser la compétition pour les équipes qui avaient des joueurs au Mondial une semaine avant. Si on avait commencé plus tôt, ça aurait été un vrai problème, parce qu’aucun mondialiste n’aurait pu jouer. Ils ont donné cette opportunité, avec cette accumulation de matchs, je comprends que c’était pour une bonne raison. Les effectifs professionnels doivent jouer trois matchs par semaine et si un joueur souffre, un autre jouera. »







































