OnzeMondial
·20 février 2026
Mourinho sort du silence sur Vinicius, Kompany le recadre, Guardiola s'exprime aussi

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·20 février 2026

José Mourinho est revenu sur la polémique entre Gianluca Prestianni et Vinicius Jr. Dans le même temps, Vincent Kompany et Pep Guardiola ont eu des mots forts sur le sujet avec un coach belge qui n'a pas manqué de recadrer le Special One.
Depuis mardi soir, le monde du football est bien évidemment marqué par la polémique entre Gianluca Prestianni et Vinicius Jr. Un homme fut aussi au centre de l'attention : José Mourinho. Alors qu'il a préféré rester neutre tout en condamnant l'attitude provocante du Brésilien face au public de l'Estadio da Luz, il a réagi aujourd'hui à l'affaire.
Sans surprise, il a botté en touche : "Il n'a pas été facile de gérer émotionnellement tout ce qui s'est passé et continue de se passer. Ce match a été extrêmement exigeant à tous les niveaux. Jusqu'à la 50e minute, l'intensité a été maximale, tant physiquement que tactiquement, nécessitant une concentration absolue. Mais je dois aussi reconnaître qu'il n'a pas été facile de gérer émotionnellement tout ce qui s'est passé et continue de se passer" a-t-il lancé pour la chaîne du club.
Invité aussi à s'exprimer sur le sujet, Vincent Kompany a fait une sortie puissante et condamne la réaction du Special One : "C'est un sujet délicat. J'ai regardé le match et il m'a beaucoup intrigué. Il y a deux aspects à cette histoire. D'abord, ce qui s'est passé sur le terrain, ensuite, ce qui s'est passé avec les supporters. Et puis, il y a ce qui s'est passé après le match. Il faut faire la distinction. Quand on regarde l'action et la réaction de Vini, on voit bien que cette réaction est authentique. C'était une réaction émotionnelle. Je ne vois pas l'intérêt pour lui d'aller voir l'arbitre et de lui faire porter tout ce fardeau" a-t-il commencé dans des propos rapportés par les comptes Bayern&Germany et Media Bayern France.
Il poursuit : "À ce moment-là, il a compris que c'était la bonne chose à faire. Il y a aussi la réaction de Kylian Mbappé , qui reste d’habitude toujours diplomate, mais il a été très clair sur ce qu'il a vu et entendu. Ensuite, il y a le joueur de Benfica qui cachait ses propos sous son maillot. Dans le stade, on voit des gens faire des gestes obscènes de singe, c'est visible sur la vidéo. Et pour moi, ce qui s'est passé après le match est encore pire. José Mourinho s'en est pris Vinicius en parlant de ses célébrations. Mourinho a discrédité son comportement à ce moment-là. C'était une grave erreur de leadership."
Pour lui, la référence à Eusebio ne passe pas : "De plus, Mourinho a mentionné le nom d'Eusébio. Il a affirmé que Benfica ne pouvait pas être raciste puisque son meilleur joueur de tous les temps était Eusébio. Savez-vous ce que les joueurs noirs ont dû endurer dans les années 60 ? Était-il là pour accompagner Eusébio lors de chaque déplacement et a-t-il été témoin de ses difficultés ? Utiliser son nom aujourd'hui pour appuyer les propos sur Vini Jr… Honnêtement, je donne rarement mon avis sur ce qui se passe actuellement, donc je ne veux pas prendre parti. J'ai rencontré une centaine de personnes ayant travaillé avec José Mourinho et n'ai jamais entendu personne dire du mal de lui. Tous ses joueurs l'adorent. Je comprends qui il est, je comprends qu'il se bat pour son club. Je sais qu'au fond, c'est quelqu'un de bien. Je n'ai pas besoin de le juger là-dessus. Mais je suis aussi au courant de ce que j'ai entendu. C'est terminé pour lui, mais il a commis une erreur. Espérons que cela ne se reproduira plus et que nous pourrons aller de l'avant ensemble."
Un épisode qu'a bien évidemment aussi déploré Pep Guardiola : "Je l’ai dit la semaine dernière : l’endroit où l’on est né ou la couleur de sa peau ne vous rend ni meilleur ni pire. Il reste encore énormément de travail à accomplir. C’est un problème de société, pas seulement de football, le racisme est partout. Si l’on prétend que le racisme se limite à la couleur de peau, alors c’est qu’on ne comprend pas : c’est aussi une question de comportement. C’est le fait de se croire supérieur aux autres, pour de nombreuses raisons. Des solutions pour le combattre ? Les écoles. Il faut mieux payer les enseignants. À l’école. Pas dans le football. Les parents, les enseignants, et les médecins devraient être, et de loin, les personnes les plus importantes de la société. Pas les entraîneurs."
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