Le Journal du Real
·24 août 2026
Mourinho va-t-il devoir faire un choix avec Brahim Díaz ?

In partnership with
Yahoo sportsLe Journal du Real
·24 août 2026

La Liga vient tout juste de débuter et certains acquis de la présaison volent déjà en éclats. Le Real Madrid s’est imposé face à l’Espanyol pour son entrée en matière, grace à un but au buzzer de Carlos Espí. Mais derrière ce succès se cache aussi une déception individuelle, presque passée sous les radars.
Brahim Díaz est resté sur le banc de A à Z. Il est, avec Andriy Lunin et Antonio Rüdiger, le seul joueur de l’équipe première à ne pas avoir foulé la pelouse ce soir-là. Une absence d’autant plus surprenante qu’il s’était pourtant échauffé en cours de match, laissant entrevoir une possible entrée qui ne viendra finalement jamais.
Ce constat tranche pourtant radicalement avec la présaison qu’il venait de livrer. Brahim Díaz n’avait pas participé au tout premier match amical contre la Fiorentina, encore en vacances après l’élimination du Maroc en quart de finale de la Coupe du monde. Mais dès son retour, il s’était rapidement intégré aux plans de José Mourinho.
Le Marocain avait ensuite été titulaire face au Ferencváros, puis contre le Deportivo La Corogne, où il avait même été l’unique buteur madrilène de la rencontre. Il figurait de nouveau dans le onze de départ du dernier match amical face à Schalke 04. Trois titularisations sur trois matchs disputés, dont un but décisif, de quoi laisser penser que Brahim avait réussi à convaincre son entraîneur. Mais pour ce premier match officiel, le Special One a finalement préféré démarrer avec Jude Bellingham en numéro 10 et surtout Arda Güler sur l’aile droite.
En réalité, cette présaison réussie doit beaucoup aux circonstances. Brahim Díaz a profité de l’absence prolongée de Bellingham et de Yan Diomandé, tous deux revenus tardivement de leurs vacances respectives. Une fois les deux hommes disponibles, la donne a immédiatement changé.
La suite s’annonce compliquée pour l’international marocain. Diomandé est appelé à récupérer la majorité des minutes sur son couloir de prédilection. Endrick, actuellement blessé, frappe lui aussi à la porte pour une place dans le secteur offensif. Et si Arda Güler venait à devenir cet ailier droit intérieur que Mourinho semble chercher pour accompagner Denzel Dumfries, les portes d’entrée pour Brahim se réduiraient encore davantage. La saison peut s’annoncer délicate pour un joueur dont les ambitions grandissent pourtant chaque mois, à mesure qu’il s’impose comme un cadre indiscutable de la sélection marocaine.
Le technicien portugais lui-même avait prévenu, lors de sa conférence de presse, que cette concurrence exacerbée finirait par créer des frustrations. « Les joueurs doivent comprendre que nous ne pouvons pas jouer avec 14/15 joueurs. Je dois laisser certains joueurs sur le banc. Le moment où l’un d’eux se frustre, cela me facilitera la tâche ».
🚨 Mourinho : « Les joueurs doivent comprendre que nous ne pouvons pas jouer avec 14/15 joueurs. Je dois laisser certains joueurs sur le banc. Le moment où l’un d’eux se frustre, cela me facilitera la tâche. »
Pourtant, tout n’est pas si sombre pour Brahim Díaz. Selon AS, le Marocain a récemment prolongé son contrat jusqu’en 2030, un signal fort quant à la confiance que le club continue de lui accorder. Plusieurs perspectives concrètes existent pour retrouver du temps de jeu.
La saison sera longue, avec de nombreux matchs où Diomandé et Güler seront forcément absents, entre blessures, sélections et rotations. Sa polyvalence reste également un atout précieux, capable d’évoluer à droite comme en meneur de jeu.
Autre élément en sa faveur, l’absence d’un vrai remplaçant à gauche. Avec la blessure de Rodrygo, le Real Madrid se retrouve sans rotation directe pour Vinícius Júnior. Le successeur naturel du Brésilien reste sans doute Diomandé, ce qui libérerait mécaniquement des minutes sur le couloir droit. Enfin, Brahim possède l’expérience. Depuis 2023/24, il a largement prouvé que le club pouvait compter sur lui dans les grands rendez-vous, un statut qu’Endrick et Diomandé n’ont pas encore acquis, surtout si la première saison de l’Ivoirien ressemble à un exercice d’adaptation.







































