Foot National
·2 mai 2026
National 2 : "la gestion émotionnelle est capitale", Jean-Dauger en mode football pour Bayonne contre Bordeaux

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·2 mai 2026

C'est une affiche qui sent bon le haut niveau. Ce samedi, l’Aviron Bayonnais (3e) délaisse son habituel stade Didier-Deschamps pour l’antre de Jean-Dauger afin de recevoir les Girondins de Bordeaux (2e). Un duel de titans pour la montée en National où la ferveur basque s'apprête à défier l'ogre bordelais.
L'enjeu est monumental à trois journées de la fin du championnat de National 2. Si La Roche-sur-Yon caracole toujours en tête - mais marque le pas depuis plusieurs semaines -, les deux poursuivants du sud-ouest n'ont pas dit leur dernier mot. Pour accueillir ce derby régional et les milliers de supporters girondins attendus, Bayonne a vu les choses en grand en s'installant dans le temple du rugby local (14 600 places). Une délocalisation stratégique pour un match qui pourrait faire basculer la saison. Passer d'une enceinte de 3 500 places à Jean-Dauger n'est pas anodin. Pour le co-entraîneur Emmanuel Bafcop, la réussite passera par la maîtrise des nerfs : "Il ne faut pas se faire polluer par les éléments extérieurs : le stade, la famille, les amis... La gestion émotionnelle est capitale." Un avis partagé au micro d'ICI Pays Basques par le capitaine Charles-Elie Laprevotte, qui prône le sang-froid face à l'ambiance électrique promise par les 1 250 ultras bordelais déjà installés en tribune Nord.
Au milieu de cette tempête annoncée, Marvin De Lima, l'enfant de Bayonne formé au Haillan, affiche une sérénité totale. Pour lui, ces retrouvailles avec son ancien club ne sont "que du bonheur" au sein d'un groupe bayonnais qui a su adhérer à un projet de jeu ambitieux depuis le début de l'exercice.
Si les Girondins de Bordeaux portent sur leurs épaules l'obligation historique de remonter, l'Aviron joue la carte du plaisir et de l'outsider décomplexé. "On n'a pas cette pression que les Girondins ont", s'amuse Laprevotte. Avec six points de retard sur le leader vendéen, les Basques gardent les pieds sur terre mais ne s'interdissent rien : "Si les planètes sont alignées, on peut monter", a glissé Jean-Pierre Mainard, responsable administratif du club.
L'organisation, elle, est digne de la Ligue 1. Réunions en préfecture, centaine de stadiers et billetterie exclusivement en ligne (déjà plus de 5 500 places vendues), en effet rien n'a été laissé au hasard pour encadrer ce flux de supporters "particulier". Dominés mais victorieux à l'aller (1-0), les Girondins savent qu'ils s'avancent en terrain miné. Face à eux, une équipe de Bayonne qui n'a plus rien d'un promu et qui compte bien prouver que sa place sur le podium n'est pas usurpée. Dans l'arène de Jean-Dauger, le "bonus" bayonnais pourrait bien se transformer en un exploit retentissant, relançant totalement la course au titre pour l'ultime sprint final.
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