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·20 février 2026
Navas : "Le fax arrivé trop tard était une réponse de Dieu à mes prières"

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Le gardien costaricien Keyor Navas s’est confié dans un entretien à l’occasion de la sortie de son documentaire.
Keylor Navas, 39 ans, s’est exprimé auprès du quotidien AS sur plusieurs moments forts de sa carrière. Il est notamment revenu sur son arrivée au Real Madrid et ses belles années passées au club.
Interrogé sur son transfert au Real Madrid à l’été 2014, Keylor Navas raconte l’échange avec son président de Levante à l'époque. "Le moment venu, il m’a dit qu’il avait parlé avec Florentino Perez, qu’ils paieraient ma clause et que j’allais jouer au Real Madrid si je le voulais. À ce moment-là, j’ai tout oublié et j’ai dit oui les yeux fermés."
Il revient ensuite sur ses premiers jours à Madrid. "J’ai une photo de mon premier jour à Valdebebas. Je suis arrivé très tôt, je me suis changé, je suis allé parler avec Ancelotti et j’ai pris une photo dans l’ascenseur en me voyant dans le miroir avec les vêtements du Real. Je l’ai immédiatement envoyée à ma femme. Quand ensuite j’ai rencontré tous les coéquipiers, c’était très beau parce qu’ils m’ont accueilli avec humilité et en me soutenant. C’était un grand groupe sur le plan humain."
Il confirme aussi aussi avoir été sollicité par l’Atlético de Madrid avant de rejoindre le Real. "Oui, c'est vrai. J’ai même reçu deux offres. Une avant de terminer la saison en 2014 et ensuite une autre pendant la Coupe du monde. Je leur ai été très reconnaissant, mais l’opportunité du Real est arrivée et c’est celle qui s’est concrétisée."
À propos de la concurrence avec Iker Casillas, il raconte : "Je regardais Iker depuis que j’étais petit et je l’admirais et le respectais énormément, mais au-dessus de ça il y avait un rêve que je voulais accomplir. Pour moi c’était un privilège d’être à ses côtés, mais mon envie et mes efforts étaient au maximum pour apprendre de lui et de Diego López afin de m’améliorer et d’écrire ma propre histoire dans le football."

Photo Christian Kaspar-Bartke / Getty Images
Il évoque aussi l’épisode du fax en 2015, qui devait l’envoyer à Manchester United. "On m’a appelé chez moi vers quatre ou cinq heures de l’après-midi pour me proposer cette option. L’entraîneur de United (Van Gaal) m’a parlé pour me convaincre. Alors j’ai fait une prière avec ma famille pour dire à Dieu que se fasse ce qui serait le mieux pour nous selon son jugement. Le fax n’est pas arrivé à temps et ça a été une réponse de Dieu à notre prière. Ce furent des heures frénétiques d’allers-retours à l’aéroport, de visites médicales, de contrats à lire et de réunions. Quand le délai s’est fermé et que le fax n’était pas arrivé, tout le monde était stressé sauf ma femme et moi. J'ai dit au revoir aux représentants du Real Madrid qui négociaient et je suis rentré chez moi très serein, sachant que quelque chose de mieux nous attendait."
Sur ses trois Ligues des champions consécutives qu’il a soulevé comme titulaire, il dit : "Je ne sais pas si quelque chose comme ça se reproduira, mais au-delà du grand succès sportif, maintenir un groupe de tant de qualité aussi uni pendant autant d’années sera très difficile à répéter. Maintenant il y a beaucoup de changements en permanence dans les clubs et notre forte union a été importante pour obtenir ces réussites."
Il parle alors de Zinédine Zidane : "Énorme. La manière dont il gère les groupes et la confiance qu’il transmet aux joueurs est très difficile à trouver. J’ai eu de très bons entraîneurs, mais avec Zidane, en plus du respect et de l’admiration que nous avions tous pour lui, la façon de nous parler et de nous traiter était incroyable. Nous ne pouvions pas donner moins de 200% à l’entraînement pour répondre à la manière d’agir de cet homme. En plus, tactiquement il était bon, il étudiait bien les adversaires et nous donnait les outils nécessaires pour gagner."

Getty Images
Sa façon de gérer les groupes et la confiance qu'il inspire aux joueurs sont exceptionnelles. J'ai eu d'excellents entraîneurs, mais avec Zidane, outre le respect et l'admiration que nous lui portions tous, sa façon de nous parler et de nous traiter était incroyable. Nous ne pouvions pas nous permettre de donner moins de 200 % à l'entraînement pour suivre son rythme. De plus, il était tactiquement très perspicace, il étudiait parfaitement ses adversaires et nous donnait les outils nécessaires pour gagner."
Il évoque enfin un possible retour à Madrid en fin de carrière : "Je vais jouer encore un temps parce que je me sens très bien, mais ma famille et moi avons l’intention de revenir à Madrid parce que nous adorons la ville. J’espère pouvoir être lié au Real à l’avenir d’une façon ou d’une autre, en tenant compte du passé que j’ai eu en blanc. Ce serait très beau."









































