Peuple-Vert.fr
·19 mai 2026
Nice : Avant d'affronter l'ASSE, rien ne va plus du côté chez les Aiglons

In partnership with
Yahoo sportsPeuple-Vert.fr
·19 mai 2026

Avant de retrouver les Verts en barrage, l'OGC Nice sort d'une saison qui restera comme l'une des plus sombres de son histoire récente. Fatigue accumulée, résultats catastrophiques, tensions internes et instabilité institutionnelle : le tableau est noir. État des lieux d'un club à bout de souffle.
Le bilan en championnat est sans appel. Sur 34 journées de Ligue 1, Nice a concédé 16 défaites, arraché 11 nuls et remporté seulement 7 victoires. Seizième sur dix-huit, avec 37 buts marqués et 60 encaissés, le Gym termine la phase régulière avec la deuxième pire défense du championnat. Une saison de relégable qui ne doit sa survie relative qu'au barrage que les Verts s'apprêtent justement à disputer.
Depuis le mois de février, la chute s'est encore accélérée. Hors Coupe de France, Nice affiche 6 défaites et 8 nuls sur cette période. Une seule victoire en championnat : le succès à Angers début avril (0-2). En quinze matchs toutes compétitions confondues, le Gym n'a plus été capable d'enchaîner deux victoires consécutives.
Pour comprendre l'état du groupe niçois, il faut remonter à l'automne et à l'Europa League. Huit matchs disputés, sept défaites, une seule victoire, 7 buts inscrits pour 15 encaissés, 33e sur 36 clubs engagés dans la compétition. Une campagne européenne cauchemardesque qui n'a servi qu'à vider les jambes et la confiance d'un effectif qui n'avait pas les ressources pour tenir sur deux tableaux.
Le tableau des matchs joués sur la saison raconte tout. Morgan Sanson et Jonathan Clauss en tête avec 42 et 41 apparitions, suivis par Sofiane Diop, Melvin Bard et Kojo Peprah Oppong au-delà des 38 matchs. Tom Louchet, Juma Bah, Charles Vanlhouttte au-dessus de 37. Une dizaine de joueurs cadres dépasse les 35 apparitions toutes compétitions confondues. Dans des effectifs déjà au bout du rouleau, la finale de Coupe de France contre Lens samedi et le barrage aller à Geoffroy-Guichard trois jours plus tard constituent un enchaînement potentiellement dévastateur.
Sur le terrain, les résultats ont été catastrophiques. En dehors, le club s'est effondré à tous les étages. Franck Haise, nommé pour moderniser le projet niçois, a quitté ses fonctions en cours de saison. Claude Puel, 63 ans, figure connue des supporters stéphanois, a été rappelé en urgence pour tenter de redresser la barre. Sans succès visible sur les résultats, même si la situation était déjà largement compromise à son arrivée.
Jean-Pierre Rivère, qui avait quitté la présidence, est lui aussi revenu aux affaires dans un contexte d'urgence. Ineos, actionnaire principal et porteur du projet ambitieux qui devait emmener Nice en Ligue des champions, a mis le club en vente. Le repreneur n'est pas trouvé. L'incertitude économique et sportive plane sur tout le club.
Dans ce contexte délétère, la cohésion interne s'est effilochée. Selon les informations circulant en fin de saison, une grande partie du vestiaire niçois souhaite quitter le club cet été. Des joueurs comme Wahi, Bard ou Clauss sont annoncés sur le départ depuis plusieurs mois. Difficile de construire une dynamique collective quand chacun a déjà la tête ailleurs.
Du côté des supporters, la rupture est consommée. Les tensions ont éclaté au grand jour dimanche soir après le nul contre Metz. Envahissement de terrain, fumigènes envoyés vers la tribune présidentielle, affrontements avec les forces de l'ordre : des scènes qui ont poussé Rivère lui-même à évoquer un huis clos probable pour le barrage retour. Le président du Gym comprend la colère mais ne peut pas la canaliser. Personne ne le peut plus vraiment à l'heure actuelle.
L'addition finale sera présentée à Geoffroy-Guichard. Nice va disputer la finale de Coupe de France contre Lens samedi soir au Stade de France, avant de rejouer à Saint-Étienne trois jours plus tard puis de recevoir les Verts trois jours après. Six jours, trois matchs, pour des joueurs qui ont déjà avalé quarante matchs ou plus cette saison. Le talent individuel est réel, personne à l'ASSE ne le nie. Mais le football se joue aussi avec les jambes. Et les jambes niçoises, en ce mois de mai 2026, sont à sec. Aux Verts de se montrer déterminés.
Source : SofaScore







































