Nicolas Maurice-Belay : “Si tu es un dribbleur, si tu n’as pas de stats, on oubliera que tu impactes le jeu” | OneFootball

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·31 juillet 2026

Nicolas Maurice-Belay : “Si tu es un dribbleur, si tu n’as pas de stats, on oubliera que tu impactes le jeu”

Image de l'article :Nicolas Maurice-Belay : “Si tu es un dribbleur, si tu n’as pas de stats, on oubliera que tu impactes le jeu”

Pour « Tip’OFF », l’ancien ailier des Girondins de BordeauxNicolas Maurice-Belay, a donné son avis sur certains comportements de joueurs actuels sur le terrain. Pour l’ancien bordelais, adepte du dribble, “faire des stats” est au cœur de tout, et avant tout parfois.

« Je vois le football comme un rapport de force. Quand tu es dominant dans quelque chose, que tu les utilises, ton entraineur ne te donne pas le choix. Dans mon cas particulier, je n’avais pas de pied droit, pas de jeu de tête, par contre j’étais très fort sur mes forces. Ce que je faisais à l’âge de 6 ans, je l’ai reproduit pendant 24 ans. J’ai compris qu’à un moment donné c’était mes forces, et je pilonnais là-dessus. Sauf que dans le foot de maintenant, tu dois arriver avec des qualités fortes. Il y a des bonnes choses parce qu’on essaie de rendre les gens plus complets, sauf qu’il y a une dispersion de certaines choses. Si tu es un dribbleur, si tu n’as pas de stats, on oubliera que tu impactes le jeu. Tu as des joueurs comme Saint-Maximin que j’adore voir jouer, il prend les un contre un… Ce joueur frisson dans le dribble manque parce que tout le monde est obnubilé par faire des chiffres pour avoir un bon contrat, parce que ce n’est que comme ça qu’on a un bon contrat. Il n’y a que par cette vision-là que le club va te payer. C’est comme ça que je ressens la chose, même si je n’en ai aucune preuve. Mais je pense qu’on a robotisé beaucoup de choses, car à un moment donné si tu veux marquer les esprits, il faut que tu ‘states’. C’est pour ça que tu as deux joueurs qui ne veulent pas jouer le deux contre un. Ils se disent qu’ils préfèrent être un buteur qu’un passeur, parce qu’on les a conditionnés là-dessus. Sauf que tu en perds l’âme du jeu, le beautiful game ».


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