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·13 mars 2026
Nidal Celik, de l’ombre à la lumière

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·13 mars 2026

Privé de temps de jeu depuis son arrivée du FK Sarajevo durant l’été 2024-2025, Nidal Celik est aujourd’hui sous le feu des projecteurs et en profite pour accélérer sa progression. Ligue 1 avec le RC Lens, barrages pour le Mondial 2026 avec la sélection nationale A avec la Bosnie-Herzégovine… le jeune joueur de 19 ans a désormais du pain sur la planche au plus haut niveau. Gros plan (Retrouvez également l’interview de Nidal Celik en cliquant ici.)
Sorti à la pause en raison d’une lourdeur aux ischios qui ne l’empêchera pas de postuler pour le déplacement de samedi à Lorient, Nidal Celik effectuait un bon match face au FC Metz (3-0), à l’occasion de sa 5e apparition en Ligue 1. Il a peut-être fourni sa meilleure mi-temps avant d’être contraint de sortir par un staff prudent en cette période où l’infirmerie est remplie par les défenseurs. On l’a notamment senti plus entreprenant dans ses démarches offensives après des premières rencontres durant lesquelles il s’était surtout attaché à bien défendre.
« Je pense que cela se fait naturellement, et que c’est lié à deux aspects, observe son entraîneur Pierre Sage. Il y a le contexte de jeu que nous impose notre adversaire, mais aussi les opportunités qui en découlent et en parallèle, le niveau de confiance qui est le sien, qui est grandissant au fur et à mesure de l’enchaînement des matchs. Ces deux éléments s’étant alignés sur cette rencontre-là, cela lui a permis d’être un petit peu plus offensif que dans les matchs précédents, mais dans tous les cas, il ne sera jamais bridé ou jamais trop encouragé à le faire, c’est simplement le jeu qui doit dicter ça et ses propres décisions. »

Nidal Celik reconnait que le match contre Monaco (2-3), son 2e, a été plus difficile que les quatre autres rencontres qu’il a pu jouer, mais il sent qu’il se libère de plus en plus. Le jeune défenseur bosnien de 19 ans, resté dans les moments difficiles fidèle à la patience et la discipline inculquée par un père membre des services spéciaux de la police en Bosnie, commente ainsi : « Je pense que match après match je m’améliore un peu, et sur beaucoup de choses : jouer avec le ballon, comprendre les aspects tactiques ou défendre. Je pense que je progresse à chaque rencontre. C’est normal pour les jeunes joueurs de gagner en confiance en jouant. Chaque match est un peu différent, mais je sens que je m’améliore. Et puis, match après match, je prends confiance. La saison dernière, c’était compliqué parce que je ne jouais pas, mais maintenant je sens que, de semaine en semaine, je progresse. »
Samson Baidoo ne revenant pas avant la trêve internationale, Kyllian Antonio semblant en avoir pour encore un peu de temps pour soigner son pied et le retour de Jonathan Gradit n’étant pas pour tout de suite, le Bosnien devrait avoir encore au moins deux matchs devant lui, à Lorient puis contre Angers, pour grappiller de l’expérience et montrer sa valeur avant de rejoindre la sélection de Bosnie-Herzégovine, avec laquelle il participera aux barrages pour la Coupe du monde.« Pour tous les joueurs, c’est un rêve de jouer avec la sélection nationale et de représenter son pays. C’est ma deuxième fois avec l’équipe A. Je peux aussi côtoyer mon idole, Edin Džeko (ndlr : actuellement à Schalke 04 et ancien avant-centre de Manchester City, l’AS Rome ou encore l’Inter Milan). C’est un rêve de jouer avec lui et de le voir au quotidien. On n’a même pas besoin de parler, il suffit de l’observer et d’apprendre. C’est une grande opportunité pour moi et un grand plaisir de représenter mon pays, surtout en ce moment où nous jouons les barrages pour la Coupe du monde. Il y a notamment eu un match où le sélectionneur m’a observé lors d’une rencontre contre Strasbourg », explique Nidal Celik. Là aussi, une belle expérience à engranger. Après une première année lensoise blanche, limitée à du temps de jeu en réserve et avec les espoirs bosniens, l’ancien joueur du FC Sarajevo a désormais un programme bien chargé devant lui !
Propos recueillis par Eloïse De Mester et Christophe Schaad à la Gaillette-Gervais Martel
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