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·2 octobre 2026

“Notre club n'est ni un jouet, ni un actif financier” : la Brigade Loire sort du silence avant le rachat du FC Nantes

Image de l'article :“Notre club n'est ni un jouet, ni un actif financier” : la Brigade Loire sort du silence avant le rachat du FC Nantes

Dans un communiqué publié ce jeudi 1er octobre, la Brigade Loire se dit très inquiète du projet de reprise porté par Paulo Tavares. Le groupe de supporters du FC Nantes interpelle aussi la Ville et Nantes Métropole, qu'il juge trop silencieuses.

Réclamer le départ de la famille Kita, la Brigade Loire le fait depuis des années. Mais pas à n'importe quelles conditions. Alors que la vente du club à un pool d'investisseurs mené par Paulo Tavares se précise, le groupe de supporters a pris la parole ce jeudi pour faire part de son inquiétude sur la situation actuelle. Son message tient en deux idées : le projet lui paraît fragile, et les collectivités locales ne peuvent plus rester silencieuses.


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Un accord signé, mais pas encore bouclé

Le contexte explique la tension. Relégué en Ligue 2 au printemps, le FC Nantes est dirigé par Waldemar Kita depuis 2007. Selon les informations de l’Équipe, un accord de vente aurait été signé mardi avec Phenix Sports Invest, dirigé par Paulo Tavares, pour un montant avoisinant les 100 millions d'euros hors bonus. La vente doit encore passer par plusieurs étapes, notamment devant la DNCG. La Brigade Loire ne défend pas pour autant la direction actuelle, qu'elle accuse d'avoir mené le club “dans une impasse” . Pour elle, “le FC Nantes doit changer de propriétaire”, mais surtout pas “pour troquer la peste pour le choléra”.

Des doutes sur la solidité du projet

Le groupe explique avoir recoupé des informations pendant plusieurs semaines. Il s'interroge d'abord sur la consistance des sociétés impliquées : des structures créées récemment, dont les moyens lui semblent peu en rapport avec l'ampleur d'une reprise. Il met aussi en doute le montant de la levée de fonds au regard des personnalités annoncées autour de la table.

Les documents destinés aux investisseurs contiendraient, selon lui, des promesses de rentabilité et de valorisation des joueurs “particulièrement difficiles à justifier”. Sa conclusion est nette : le club “ne peut pas être construit sur des projections hasardeuses et des promesses de trading de joueurs”.

Deux projets immobiliers

C'est le passage le plus précis du communiqué. D'après la Brigade Loire, le projet reposait en partie sur deux opérations immobilières présentées comme des “garanties”. Le premier site, en région parisienne, ferait face à de nombreux recours juridiques. Le second concernerait directement le territoire nantais et aurait été présenté comme déjà acté.

Le groupe pose donc un dilemme aux élus. Soit des engagements ont réellement été pris autour d'un projet immobilier près de la Beaujoire, et les collectivités doivent s'en expliquer. Soit aucun accord n'existe, et le projet a été présenté abusivement comme acquis. Il ajoute que ces deux opérations ont disparu de la version du projet accessible en ligne, et résume sa réaction en un mot : “Pourquoi ?”

Le communiqué se termine sur un avertissement. Le groupe veut croire au contrôle de la DNCG, mais rappelle que des clubs historiques ont payé cher des reprises mal préparées. Il promet d'être “extrêmement vigilant” et d'une “grande intransigeance” envers tout projet de rachat. Et il fixe sa ligne : “Notre club n'est ni un jouet, ni un actif financier que l'on achète, revend ou utilise au gré d'intérêts personnels.”

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