Olympique-et-Lyonnais
·27 août 2026
OL - Fenerbahçe (1-2) : nouvelle nuit de regrets à Décines

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·27 août 2026

Si l'on veut être cynique et se rappeler uniquement les mauvais moments, l'OL a vécu depuis 2025 Manchester United (revers 5-4 en prolongation à Old Trafford), ainsi que les éliminations contre Lens (aux tirs au but) et le Celta de Vigo (0-2). Ces deux derniers matchs se déroulaient tous à Décines, et alors que les Lyonnais nourrissaient de grandes ambitions dans les compétitions (Coupe de France et Ligue Europa). Désormais, on ajoutera à cette liste, et on aurait pu remonter encore plus loin, Fenerbahçe 2026 (1-2).
Six ans après le "Final 8" de Lisbonne, Corentin Tolisso et ses coéquipiers avaient l'opportunité de retrouver la Ligue des champions. La fête avait tout pour être belle pourtant. Plus de 55 000 supporters avaient pris place dans les travées du stade décinois. Et au-delà de la fin de la rencontre qui a dégénéré, ils retiendront qu'à nouveau, leur équipe a failli dans une confrontation déterminante. Une autre nuit amère à traverser.
Les discours tournaient d'ailleurs largement autour de ça au coup de sifflet final. "Oui, c'est une extrême déception. Après la première manche (1-1), on était assez préparés pour essayer de passer. On a manqué notre première période […]. On a tout donné, après la pause, on a poussé, le public était fantastique. Nous avons cru revenir à 2-2, et je pense que ça aurait pu tourner en mettant ce second but. Les gars ont fait les efforts jusqu'au bout, mais il y a énormément de regrets", confiait Matthieu Louis-Jean, dont le travail de directeur sportif s'est complexifié avec ce résultat.
On peut s'interroger. Les précédents échecs de ce groupe ont-ils pesé, notamment sur l'entame de partie ? Hormis quelques éclairs, on a vu un OL timoré, dominé dans les duels, avant de refaire surface après le 2-0. "Inconsciemment, ça pouvait trotter dans les têtes. Je pensais qu'on s'était améliorés, qu'on avait pris en maturité et en expérience. Mais on a bien vu au début qu'on était inhibés, on ne tentait pas grand-chose, observait le capitaine Corentin Tolisso. Il faut vite qu'on apprenne et qu'on grandisse de ce point de vue, et moi le premier, je m'inclus dedans. Ce sont des rendez-vous décisifs, et ça se joue parfois au mental, or, on y était pas sur le premier acte. Le constat est triste, mais on ne va pas abandonner. J'ai hâte de rejouer un match couperet pour prouver qu'on a progressé."
Comme toujours, l'amertume ce jeudi matin est à la hauteur des attentes suscitées. L'Olympique lyonnais, par le visage affiché à Istanbul et l'apport du "12e homme", semblait en mesure de franchir l'obstacle. Au lieu de ça, il n'a plus que ses yeux pour pleurer la C1 qui lui échappe encore. "Les espoirs étaient élevés car après l'aller, on sentait que c'était possible. Ce soir, on a tout fait pour passer, les joueurs se sont créé les opportunités pour égaliser. Ce n'est pas ma plus grande déception en tant que coach. Il nous faut être équilibrés en ce moment, et moi le premier. On sait qu'on a affronté un adversaire très fort. Il y a eu des choses négatives, mais aussi du positif. Je dois être le premier à réagir, nous n’avons pas le temps pour la dépression. Je n'abandonne pas, jamais", clamait Paulo Fonseca.
Le poteau juste avant la pause, les quelques centimètres en trop sur le déplacement de Loïs Openda et la décision de l'arbitre de refuser le but de Kaïl Boudache auraient pu inverser le scénario. Sauf qu'au bout du compte, ce sont encore les Rhodaniens qui se trouvent du mauvais côté de l'histoire. Ce qui se répète beaucoup trop en ce moment. Certes, il ne faut pas tomber dans la sinistrose, la Ligue Europa reste au programme de 2026-2027, mais il serait bien que Moussa Niakhaté et ses partenaires parviennent à changer la donne, au moins de temps en temps.
Désormais, une toute autre saison s'ouvre pour l'OL. Avec quelle perspective ? C'est encore un peu flou, d'autant que le mercato va rebattre les cartes sur certains éléments clés. Le tout sera de ne pas gamberger trop longtemps car l'exercice vient à peine de démarrer. "Bien sûr que ça sera compliqué. Maintenant, c'est notre métier, on rejoue dans trois jours. On est déçus évidemment, comme tout le stade et le club. À nous d'être de grands garçons, de montrer du caractère pour rebondir, a glissé Corentin Tolisso. Je n'ai pas envie que ça fasse après Manchester (en 2025, défaite dans le derby ensuite, NDLR)." Les jours à venir seront cruciaux pour se relever de cette nouvelle déconvenue.







































