OnzeMondial
·6 mars 2026
OL : l’effrayante hécatombe qui pourrait gâcher le sprint final

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·6 mars 2026

Éliminé de la Coupe de France par Lens et harcelé par une infirmerie qui déborde, l’Olympique Lyonnais entame sa dernière ligne droite sur les jantes et entre fatigue chronique et effectif réduit, le projet de Paulo Fonseca vacille au pire moment.
Le scénario avait tout d’un acte héroïque, mais il a fini en tragédie. Ce quart de finale de Coupe de France face au RC Lens (2-2, 4-5 tab) a résumé à lui seul le paradoxe lyonnais de cette saison, beaucoup de coeur, mais des jambes qui commencent à lâcher. Malgré une remontée de deux buts portée par l’insouciance du jeune Rémi Himbert, l’OL a fini par mordre la poussière.
Pourtant, on tente de faire bonne figure. "Revenir de 2-0 contre Lens, quand on connaît les qualités de cette équipe, je trouve que c’est une bonne chose", a tempéré Matthieu Louis-Jean, le directeur sportif. Mais derrière ce discours de façade, une réalité bien plus sombre se dessine. Le mal est profond. Si l’OL occupe une magnifique troisième place en Ligue 1, le prix à payer est colossal.
Pavel Sulc, Afonso Moreira, Malick Fofana, Ernest Nuamah, Ruben Kluivert… La liste des absents ressemble à une équipe type. Le constat est sans appel, les cadres sont rincés. "On joue trois compétitions avec un effectif plutôt restreint et une ligne offensive qui est plus ou moins blessée donc ce n’est pas simple", avoue sans détour le directeur sportif.
Le "bricolage" a ses limites. Si le talent de la jeunesse compense parfois, Himbert en est l'exemple, la fatigue nerveuse et physique est devenue le principal adversaire des Gones. Hier soir, c’est Ainsley Maitland-Niles qui a dû jeter l’éponge, touché aux adducteurs. Une tuile de plus pour Paulo Fonseca, qui voit ses options se réduire comme peau de chagrin.
Le danger est désormais immédiat. Avec seulement deux points d’avance sur l’OM en championnat et une campagne d'Europa League énergivore, Lyon avance sans filet. Matthieu Louis-Jean tente de minimiser : "Je pense qu’il n’y a pas que nous qui avons beaucoup de blessés. C’est la période qui veut ça. On subit les contrecoups de ça". Certes, mais pour l’OL, le contrecoup arrive au moment du "money-time", le pire moment.
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