Olympique-et-Lyonnais
·4 avril 2026
OL : les transitions défensives, le chantier de la trêve

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·4 avril 2026

Est-ce la fatigue ? Les absences ? Une baisse de régime globale ? Une chose est sûre, le constat est évident. L'OL n'est plus la muraille défensive qu'il a su être par séquences cette saison. Les chiffres le montrent, avec 14 buts encaissés lors de ses 8 sorties sans victoire. C'est autant qu'au cours des 13 succès consécutifs qui ont précédé sa mauvaise passe. L'édifice n'affiche pas la solidité de la troisième meilleure arrière-garde du championnat, ce qu'il est pourtant.
Or, dans un sprint final, cette faiblesse peut coûter cher. Entre le revers monégasque (1-2) et le déplacement à Angers dimanche (15 heures), il a du temps pour penser à tout ça. "Cette semaine, on a pu faire un travail que j'estime important pour les joueurs restés ici, mais également pour l'encadrement technique. Durant ces quinze jours, on a pu regarder les huit dernières parties, étudier ce qu'on doit améliorer, racontait Paulo Fonseca vendredi. Et lorsque tout le monde est revenu, nous avons parlé de tout ça, de ce qu'il faut changer. C'était très positif."
Et l'aspect primordial à corriger est apparu rapidement. "Ce qu'on a vu était très facile à expliquer. Il y a eu beaucoup de transitions défensives que l'on a mal gérées. Il faut changer ça, et c'est ce qu'on a bossé aux entraînements, a confirmé le coach lusitanien. L'équipe prend des risques, et je sais que des rencontres face au Celta (0-2) et à Monaco, l'image qui reste est celle où nous avons souffert dans ce secteur. C'est vrai. Mais, il faut dire que sur les dernières minutes, on a pris à chaque fois des risques."
Le groupe, renforcé par les retours de l'infirmerie et par cette coupure salvatrice, saura-t-il appliquer tout cela sur le terrain ? C'est la grande inconnue. "Nous avons pu nous entraîner sur divers aspects tactiques et analyser ce qui n’allait pas. Oui, bien sûr, on a vu les espaces qu’on a laissés. Maintenant, on sait ce qu’on ne doit pas faire pour éviter ça, et on va essayer de l’appliquer dès le prochain match", a insisté Orel Mangala.
Les confrontations face à Angers et Lorient, qui devraient chercher à exploiter cette faiblesse, seront de véritables tests. Car après ça, il faudra se rendre au Parc des Princes et défier un PSG qui se régale du moindre espace. Afin de limiter l'impact de ce défaut, la chose la plus logique à faire est de prendre soin du cuir lorsqu'on en a la possession.
Ce dont Paulo Fonseca a bien conscience. "L'autre chose qui permet à l'adversaire d'avoir des contres à jouer, ce sont les pertes de balle. On en a subi énormément en transition car on veut accélérer et aller vite de l'avant. Parfois, il faut gérer le ballon, trouver un équilibre, tout en intensifiant notre contre-pressing. Si nous voulons avoir de l’ambition, nous devons changer cela", a-t-il reconnu.
Maintenant le plus dur sera de dupliquer ce qui a été travaillé aux entraînements en match. S'il y parvient, l'OL retrouvera sans doute un peu de sa superbe défensive. "Je ne pense pas que tout était parfait avant. Même pendant les 13 victoires, il y avait des choses qu’on faisait moins bien. Mais, à ce moment-là, ça tournait en notre faveur. Là, c’est le moment de se reprendre, a clamé Orel Mangala. Il reste sept matchs, il ne faut plus regarder en arrière. On a encore des choses à aller chercher." Comme une qualification pour la Ligue des champions, au terme d'un sprint final qui n'admettra aucun relâchement.









































