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·14 août 2026

OL : Nicolás Tagliafico, le dernier acte

Image de l'article :OL : Nicolás Tagliafico, le dernier acte

Annoncé sur le départ, Nicolás Tagliafico aborde le dernier acte de sa carrière. À l'OL comme en sélection, l'heure des choix s'impose.

Nicolás Tagliafico fera-t-il encore partie de l'effectif lyonnais au 1er septembre, date de clôture du mercato ? La question flotte au-dessus de Décines. Annoncé sur le départ cet été, l'Argentin ne manque pas de prétendants : l'Olympiakos et Nottingham Forest suivent le dossier avec intérêt, tandis qu'un retour au pays a même été évoqué, Boca Juniors verrait d'un bon œil le rapatriement de l'international. De quoi installer un flou durable autour de l'un des cadres du vestiaire lyonnais.

Il faut dire que le rugueux latéral gauche n'est plus un inconnu entre Rhône et Saône. Arrivé à Lyon à l'été 2022 en provenance de l'Ajax Amsterdam, il s'est imposé comme l'un des membres les plus expérimentés de l'effectif rhodanien. Sous contrat jusqu'en juin 2027, il avait même accepté une baisse de salaire pour parapher son nouveau bail. Un geste fort, qui disait beaucoup de son attachement au club.


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Un niveau qui n'est plus à démontrer

Reste que sur le terrain, Tagliafico continue de répondre présent. Vice-champion du monde cet été après le sacre de 2022, il a livré une prestation remarquée en finale du Mondial, notamment dans son duel avec Lamine Yamal. Une performance qui rappelle que le natif de Rafael Calzada évolue toujours à un très haut niveau, à bientôt 34 ans.

Un profil rare, aussi, à l'échelle de l'effectif lyonnais. Avec 25 matches de Ligue des champions au compteur, celui qui compte 83 sélections sous les couleurs de l'Albiceleste apporte une expérience européenne dont peu de ses coéquipiers peuvent se targuer. Un argument de poids à l'heure d'aborder une campagne continentale que l'OL espère la plus longue possible.

Le tempérament, ce point noir

Il n'empêche que la fin de saison dernière a laissé des traces. Plusieurs cartons rouges reçus lors de rencontres capitales, face au PSG puis au Celta Vigo, avaient sérieusement agacé Paulo Fonseca. "J'étais un peu déçu. C'est incroyable ce qui s'est passé, carton rouge, pénalty. Avec des joueurs expérimentés, on ne peut avoir de telles situations. Il ne peut pas lâcher l'équipe comme ça", avait tancé le technicien portugais.

Un coup de sang que le coach avait tenté d'expliquer par le tempérament du joueur. "Je l'ai vu jouer à la Coupe du monde (2022), c'est culturel, dans le tempérament argentin, incroyable. J'ai dû comprendre la façon de jouer de Nico", concédait-il, avant d'être plus tranchant sur l'un des épisodes : "Cette situation ne peut pas arriver. Il n'était pas nerveux. C'est un joueur expérimenté, et je suppose que c'est de la frustration. Or, nous devons rester équilibrés."

Un embouteillage à gauche

Reste que l'équation dépasse le seul cas Tagliafico. Avec trois joueurs capables d'évoluer sur le côté gauche de sa défense depuis le recrutement de Ouedraogo, Paulo Fonseca est confronté à un problème de riche. L'un d'eux devra très probablement faire ses valises d'ici la fin du mercato. A priori, le choix se resserre entre l'Argentin et Abner. Un dossier qui pourrait connaître son épilogue dans les prochains jours.

D'autant que le paramètre économique n'est pas anodin. Le vice-champion du monde perçoit une rémunération confortable à Lyon, ce qui pourrait pousser le board lyonnais à faciliter son départ, dans un contexte où le club reste attentif à sa masse salariale. Autrement dit, un dossier où les intérêts sportifs et financiers ne pointent pas nécessairement dans la même direction.

« Tout a une fin »

Voilà sans doute pourquoi l'intéressé aborde cette période avec un certain détachement. Sur sa chaîne Twitch, il a récemment laissé entendre qu'il pourrait bientôt annoncer sa retraite internationale, tout en dressant un bilan positif de son parcours avec l'Albiceleste. "Il faut être fier de la Coupe du monde qui a été gagnée. Ce n'est pas facile d'atteindre deux finales d'affilée ni d'avoir deux médailles, et il faut y attacher de l'importance", confiait-il. Avant d'ajouter, philosophe : "Il faut savoir perdre, et cela prouve que tu as réussi, que tu es allé jusqu'au bout et que tu as tout donné."

Un discours de fin de cycle, mais pas de fin de carrière. "La carrière du footballeur est courte. Il faut la prendre avec calme et savoir qu'on a tout donné et plus encore, mais que tout a une fin. Je vais avoir 34 ans tout juste. Je veux suivre l'exemple de Javier Zanetti", glissait celui qui fêtera son anniversaire à la fin du mois. Pour mémoire, l'ancienne gloire de l'Inter Milan a raccroché ses crampons à presque 41 ans. En attendant, Tagliafico a repris l'entraînement et sera bien disponible pour affronter le Fenerbahçe. Le dernier acte peut attendre.

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