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·24 février 2026
OL : sous les bombes avec De Zerbi et punchlines à Trump et Infantino, le cri du cœur de Fonseca pour l'Ukraine

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Paulo Fonseca, l'entraîneur de l'OL, a été interrogé sur la guerre en Ukraine, qui sévit depuis maintenant quatre ans. Révolté, le Portugais n'a pas été tendre avec Donald Trump et Gianni Infantino.
Entraîneur du Shakhtar Donetsk entre 2016 et 2019, Paulo Fonseca est lié à vie à l'Ukraine puisqu'il est marié avec Kateryna, de nationalité ukrainienne. Dans un entretien accordé à L'Equipe, l'entraîneur de l'OL a fait une déclaration d'amour à un pays qui compte très fort pour lui : "J'adore Kiev, j'adore l'Ukraine. J'aimerais retourner en Ukraine pour travailler, pour aider ce pays, pour développer le football, qui a un immense potentiel."
Il poursuit : "J'aimerais beaucoup reprendre la sélection nationale, ou retourner au Chakhtior. Ça fait partie de mes rêves pour l'avenir. Je ne sais pas quand, mais j'aime l'Ukraine, les Ukrainiens. Et je sens que, d'une certaine façon, je dois rembourser tout ce qu'ils m'ont donné". Le Portugais se dit toujours plus révolté par les événements actuels.
"Je suis révolté. Les attaques contre l'Ukraine sont toujours plus importantes et plus mortifères. J'avais l'espoir que, au fil du temps, les choses changent. Mais depuis que M. Trump est revenu au pouvoir (en janvier 2025) et qu'il a promis une paix rapide, la situation a nettement empiré. Tous les jours tombent des centaines de drones, des dizaines de missiles. Les États-Unis ont fragilisé la position de l'Ukraine et celle de l'Union Européenne. Et cela a rendu encore plus difficile la vie des Ukrainiens. Je me sens toujours plus révolté" a-t-il lâché.
L'entraîneur lyonnais n'a pas caché son dégoût face aux agissements de Donald Trump mais aussi de Gianni Infantino : "La vérité, c'est que nous qui aimons le football, nous voudrions que la Coupe du monde se déroule ailleurs, et pas aux États-Unis, pas en ce moment. La position du président américain a été d'oublier, d'ignorer les plus défavorisés, les plus faibles, et d'être du côté de ses intérêts économiques. Le président américain n'a pas pensé aux personnes. Il a pensé à l'argent. Je ne sais pas si le football est le meilleur moyen de protester contre ça, mais il y a des choses qui sont inacceptables pour moi."
"C'est comme le président (de la FIFA) Infantino qui pense que la Russie doit participer à nouveau aux compétitions européennes. Nous allons jouer contre la Russie à Moscou alors que les Ukrainiens ne peuvent pas jouer sur leur territoire ? Le pays qui est envahi ne peut pas disputer les compétitions européennes chez lui et la Russie pourrait ? Pour moi, c'est inacceptable. Le football ne peut pas résoudre tous les problèmes. Mais il peut aider à apporter plus de justice dans le monde. Or le président Infantino fait la même chose que le président Trump. Il regarde les intérêts économiques et il oublie les gens" a-t-il pesté avant d'être cash sur le trophée de prix de la paix de la FIFA remis à Trump en décembre dernier : "Vous savez ce que j'ai ressenti quand j'ai vu ça ? La honte. C'est tellement triste, le football ne mérite pas ça. C'est une honte."
Il a en revanche adoubé Emmanuel Macron, qu'il cite comme l'un des "présidents européens les plus courageux". Il affirme même qu'il en faudrait des plusieurs comme lui. Enfin, il a fait une confidence forte au moment où il a dû quitter l'Ukraine avec sa famille en février 2022 : "Le trafic était complètement bloqué sur la route en direction de Lviv. Et là, mes amis du Chakhtior m'ont appelé. "Mister, où est-ce que tu es ? Ne va pas là-bas, c'est impossible de sortir, viens ici, nous sommes tous ici ensemble". Le président du Chakhtior possède un hôtel avec un bunker au premier sous-sol. Nous sommes allés à l'hôtel. Nous y avons passé une nuit avec Roberto De Zerbi, qui était alors l'entraîneur du club. Il était là avec son équipe technique et la plupart des joueurs brésiliens du club. Nous étions peut-être 60, effrayés, parce que nous regardions à la télévision les soldats russes qui essayaient d'entrer dans Kiev."
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