Olympique-et-Lyonnais
·11 août 2026
OL - Sparta Prague : Niakhaté, plus qu'un renfort défensif

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·11 août 2026

Méconnaissable. Il y a une semaine, l'OL n'a peut-être pas livré la pire prestation de son histoire sur la scène européenne, mais il n'a clairement pas fait honneur à son ADN à travers l'Europe. Celui d'un club qui, même dans la difficulté financière ou sportive, n'a jamais mis de côté ses sorties sur le Vieux Continent, s'inscrivant ainsi comme une équipe des plus fiables pour le football français. Il y a une semaine à Prague, l'OL a pourtant montré un visage aux antipodes de toute cette histoire.
Entre composition de départ ratée, langage corporel inquiétant sur le terrain, la formation rhodanienne a presque pu s'estimer heureuse en repartant de Tchéquie. Si elle avait eu l'occasion d'être en ballottage favorable sans le raté de Corentin Tolisso, elle s'en sort plutôt bien avec seulement un but de retard à combler. Depuis une semaine, Paulo Fonseca a donc capitalisé là-dessus pour ne pas perdre l'espoir de retrouver la Ligue des champions.
Le chemin est encore long et il restera sûrement un arrêt à faire à Istanbul sur les deux prochaines semaines. Encore faut-il déjà se sortir du pétrin face au Sparta Prague. Ce n'est pas une mission impossible, mais il faudra montrer plus que ce qui a été vu au stade Letna. Difficile de faire pire, pourrait-on dire. Mais l'OL a clairement besoin de retrouver une assise défensive, en même temps qu'il doit marquer des buts. Cela tombe bien, Moussa Niakhaté est de retour dans l'arrière-garde. Tous les ennuis défensifs ne vont pas s'envoler en un claquement de doigts, car le Sénégalais faisait bien partie de l'équipe qui avait encaissé dix buts sur les quatre derniers matchs de Ligue 1. Mais la situation ne s'est pas forcément arrangée sans lui durant l'été.
Avec quinze buts encaissés, l'OL a brillé par son laxisme. Le passage en 3-4-2-1 à Prague a beau servir d'excuse et être un caillou dans la chaussure de Paulo Fonseca, certaines attitudes ont clairement laissé à désirer. D'ailleurs, Tyler Morton n'a pas manqué de tirer à boulets rouges, lundi en amont du match retour, mais sans citer personne. "Moussa, c’est notre leader, quasiment celui qui parle le plus sur le terrain, toujours à nous organiser. C’est difficile quand tu es milieu de ne pas avoir de défenseur central qui nous place et hausse la voix, car on ne voit pas ce qui se passe dans notre dos, donc c’est bénéfique de l’avoir." Que ceux qui se sentent visés lèvent la main.
Une pique dans le très caractéristique flegme britannique, mais Tyler Morton a certainement soulevé un point qui n'avait échappé à personne. À Prague, il n'y a pas eu ce sentiment de révolte. On a pu voir Clinton Mata et Ainsley Maitland-Niles se parler pour tenter de se comprendre et de s'adapter au système mis en place par Fonseca. Avec "un retour à une défense à quatre, même si la tactique n'était pas le problème", l'entraîneur portugais veut retrouver "l'agressivité défensive" qui a manqué en Tchéquie. Il compte sur Moussa Niakhaté pour le faire. "Il a ce leadership. Techniquement, tactiquement, il est très important pour nous". Reste à savoir dans quelle condition sera le Lion de la Teranga.
S'il n'a presque pas coupé depuis la fin de la Coupe du monde, s'entraînant quotidiennement pour être tout de suite prêt, Moussa Niakhaté reste aussi sur un premier semestre 2026 compliqué (tir au but raté contre Lens, exclusion contre Vigo, Mondial mitigé). Preuve que s'il va faire du bien dans le vestiaire, avec ses prises de parole, son instinct positif, Moussa Niakhaté ne pourra pas tout changer tout seul. La prise de conscience doit être collective.







































