Olympique-et-Lyonnais
·16 février 2026
OL : un esprit de famille qui déplace des montagnes

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·16 février 2026

Chaque week-end, c’est la même rengaine. Qui fera enfin tomber l’OL et mettre un terme à sa folle série de victoires ? Chaque week-end, la réponse est la même pour l’instant : personne. Pourtant, dimanche, Nice avait bien la tête de l’emploi avec un contexte qui aurait pu lui être favorable. Sans Afonso Moreira et Endrick, l’OL a eu les ailes coupées et la tactique mise en place par Claude Puel avec un pressing assez haut et intense a mis pendant de longues minutes les Lyonnais en difficulté. Cette fois, à la différence de Nantes, ils n’ont pas eu besoin de l’aide des poteaux, mais Dominik Greif n’a pas été de trop pour empêcher de voir cette fin de série (victoire 2-0).
Encore une fois, l’OL "n’a pas livré le meilleur match" de sa saison. Cependant, il règne encore et toujours ce sentiment d’une équipe à qui rien ne peut arriver. Quand les vents sont contraires, que ce soit en avant-match avec tous ces forfaits ou durant la rencontre, Paulo Fonseca et ses joueurs trouvent toujours la parade. Cela leur permet d’enchaîner une treizième victoire de suite, toutes compétitions confondues, et de s’offrir un matelas de cinq points avec la quatrième place. Tout n’est pas parfait, mais s’il y a bien une chose qui l’est, c’est cet état d’esprit. La formation lyonnaise a trop souvent été pointée du doigt ces dernières saisons pour ne pas avoir cette culture de la gagne, qu’il est impossible de ne pas la souligner depuis huit mois.
L’expression "le groupe vit bien" est généralement galvaudée, car utilisée à outrance dans le foot, mais à l’OL, cela semble bel et bien être le cas. Pour ses débuts rhodaniens, Noham Kamara a vu Moussa Niakhaté lui confier le brassard lors du tour d’honneur, comme cela est devenu la coutume dans le vestiaire. Également recruté cet hiver, Noah Nartey, déjà deux buts au compteur, ressent déjà cette fraternité, qui peut paraitre fausse dans le faux-semblant que peut être le monde du foot. "Nous sommes une grande famille. Tout le monde se bat les uns pour les autres. Quand il y a cette mentalité, c’est plus facile sur le terrain."
Famille, un terme qui semble décrire au mieux possible ce qui se crée depuis cet été dans ce vestiaire. En plus du milieu danois, Paulo Fonseca a mis en avant "cette famille qu’on est en train de construire et pas seulement dans le vestiaire, mais avec les dirigeants, les supporters". L’entraîneur portugais n’est pas étranger à tout ça, même s’il préfère rester dans l’ombre. Cependant, les acclamations du Kop Virage Nord au coup de sifflet final et les larmes qui ont coulé du visage du coach ne trompent pas. La suspension de Fonseca avait créé ce sentiment d’unité, quand tout aurait pu partir en mille morceaux.
Un an plus tard, les évènements contraires ont laissé place à cette formidable épopée qui n’en finit plus. Comme dans toute famille, il y a des prises de bec, des moments compliqués, mais c’est de ces passes difficiles que l’on tire le meilleur. Cet OL 2025-2026 en est le parfait exemple. Et en bon capitaine, Corentin Tolisso a certainement résumé comme personne ce qui se passe actuellement. "C'est bien aujourd'hui, le club est bien, que ce soit les joueurs, la direction, les supporters, tout se passe bien. Il va y avoir des moments plus compliqués, c'est une certitude. Mais c'est à ce moment-là qu'on aura tous besoin de se serrer les coudes et de rebondir très vite." Avec tout ce qu’il s’est passé depuis des mois, ce groupe semble armé pour surmonter ce futur passage à vide.









































