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·15 août 2026
OM : avant Genesio, Bielsa et Villas-Boas avaient aussi désavoué leur direction

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·15 août 2026

Bruno Genesio a clairement fait savoir publiquement qu'il n'était pas en accord avec sa direction. Avant lui, Marcelo Bielsa et André Villas-Boas avaient aussi été en désaccord public avec leurs dirigeants.
Bruno Genesio n’a pas attendu longtemps pour connaître l’une des grandes traditions de l’Olympique de Marseille : le désaccord public entre l’entraîneur et sa direction. Vendredi soir, après la défaite contre l’Atlético de Madrid (1-2), le technicien marseillais a reconnu que le retrait du brassard de capitaine à Pierre-Émile Højbjerg avait été décidé par ses dirigeants. Et surtout, il a clairement fait savoir qu’il n’approuvait pas cette décision. « C’est une décision qui m’a été dictée par la direction du club », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « Ce n’est pas une décision que je partage. »
Une sortie qui rappelle deux précédents particulièrement marquants dans l’histoire récente de l’OM. Le premier, évidemment, est celui de Marcelo Bielsa en septembre 2014. L’Argentin avait alors publiquement réglé ses comptes avec Vincent Labrune après un mercato qui ne correspondait pas à ses attentes.
Le cas Doria avait cristallisé la colère de l’entraîneur : Bielsa expliquait avoir appris l’arrivée du défenseur brésilien au moment où celui-ci passait sa visite médicale et assurait s’être opposé à son recrutement. Plus largement, il affirmait qu’aucun des joueurs arrivés cet été-là ne l’avait été sur sa décision.
La comparaison avec Genesio s’arrête toutefois là : Bielsa était allé beaucoup plus loin dans la charge contre son président, accusant Labrune d’avoir pris des engagements qu’il savait impossibles à tenir et jugeant le fonctionnement du club décevant. Une fracture exposée en pleine lumière, même si l’Argentin avait assuré qu’il ne comptait pas partir.
Sept ans plus tard, André Villas-Boas a connu un épisode du même acabit. En février 2021, le Portugais avait annoncé en conférence de presse avoir présenté sa démission, directement en raison du recrutement d’Olivier Ntcham. Il expliquait avoir découvert l’arrivée du milieu du Celtic dans la presse, le matin même, alors qu’il avait expressément donné un avis négatif sur le joueur. « Ce n’est pas une décision qui est prise par moi », avait-il déploré.
Le dossier Ntcham avait finalement provoqué la mise à pied de Villas-Boas, l’OM estimant que ses déclarations nuisaient à l’institution. Genesio n’en est évidemment pas là. Sa déclaration sur Højbjerg est beaucoup plus mesurée et ne remet pas en cause son avenir à Marseille.
Mais elle s’inscrit dans une vieille mécanique olympienne : lorsque l’entraîneur estime qu’une décision sportive lui échappe, le malaise finit parfois par franchir les portes du vestiaire. Bielsa avec Doria, Villas-Boas avec Ntcham, et désormais Genesio avec Højbjerg : trois époques, trois directions, mais toujours la même question à l’OM, celle du pouvoir réel de l’entraîneur sur les décisions sportives.
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