CoeurMarseillais
·28 septembre 2026
OM – Bamo Meïté, le pari oublié de la défense marseillaise

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·28 septembre 2026

À Marseille, où l’on cherche désespérément des solutions, un défenseur central de 24 ans, robuste et solide dans les duels, attend toujours qu’on lui ouvre la porte. Bamo Meïté n’a pas encore enchaîné la moindre minute officielle sous Bruno Genesio, et le silence qui entoure son cas commence à agacer ceux qui suivent l’OM de près. Bakari Koné, ancien attaquant du club, a choisi de le dire sans détour : le temps presse pour l’Ivoirien.
Le diagnostic de Bakari Koné a le mérite de la clarté :
« Bamo a des qualités athlétiques fantastiques, c’est un vrai soldat avec de la hargne. Mais l’OM est un club particulier : il n’y a pas de temps pour la patience. À 24 ans, un défenseur central doit accumuler 30 à 35 matchs comme titulaire par saison pour affiner son placement, son sens de l’anticipation et sa maturité. Rester sur le banc au Vélodrome, c’est beau sur le papier, mais sur le terrain, ça te freine complètement.
S’il n’obtient pas des garanties claires concernant son temps de jeu d’ici la trêve hivernale, il ne faut pas hésiter : il doit demander un prêt ou un transfert. S’accrocher à l’OM sans jouer, c’est gâcher son talent. »
Reste que le contraste est troublant. Une défense qui encaisse à un rythme alarmant, un effectif qui n’a reçu aucun renfort cet été, et pourtant un profil disponible qui prend la poussière : la situation sent davantage la prudence excessive que la stratégie. Le RC Lens, lui, l’a d’ailleurs bien repéré en s’intéressant au joueur quand sa propre charnière s’est fragilisée. Quand un concurrent direct de Ligue 1 voit de la valeur là où le club propriétaire n’en exploite aucune, le doute s’installe légitimement.
Côté marseillais, l’équation dépasse le seul terrain. Sous contrat jusqu’en juin 2028 et estimé autour de 7 millions d’euros, Meïté représente aussi une monnaie d’échange précieuse pour un club sous la pression permanente de la DNCG et de l’UEFA. C’est là toute l’ironie de son cas : plus il reste sur le banc, plus sa cote s’érode, et plus l’OM risque de perdre sur les deux tableaux, celui du sportif comme celui du comptable. À Genesio de décider si le retour de trêve sera l’occasion de lui donner sa chance, ou l’ultime signal qu’il faut partir.
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